Où trouver de l’aide pour créer son entreprise : Avis de Aziz Qadiri, Vice-président de "Réseau Maroc Entreprendre"

Les divers organismes doivent travailler ensemble pour promouvoir la culture entrepreunariale.

Réseau Maroc Entreprendre est une association qui a pour vocation de permettre à des créateurs-entrepreneurs de bénéficier d’un accompagnement financier et humain dans le cadre d’un réseau d’entrepreneurs dirigeants. Aziz Qadiri, vice-président de cette association livre ses impressions.

En tant qu’association, quel est votre apport à tout porteur de projet ?
L’objectif est de donner aux créateurs entrepreneurs plus de chance à la réussite de leur projet. En effet, pour chaque projet approuvé, le jeune entrepreneur reçoit un prêt d’honneur sans intérêt mais surtout un accompagnement individuel par un de nos membres, chef d’entreprise. Cet accompagnement à la carte permet au lauréat de capitaliser sur l’expérience et le réseau de nos membres. De plus, dans le cadre du Club des Lauréats, nos jeunes reçoivent des formations diverses (gestion et développement personnel).

Quel est le bilan du Réseau Maroc Entreprendre depuis sa création ?
En quatre années d’existence, Réseau Maroc Entreprendre a accompagné plus d’une quarantaine d’entrepreneurs et a ainsi permis de générer plus de deux cents emplois. Parmi les entreprises qui ont donc vu le jour grâce à RME, on peut citer Rekrute.com, Autruche d’Asrir ou Centaure Communication.

Quels sont les critères de sélection des candidats ?
Il faut être créateur d’une entreprise de moins de 2 ans (voire 3 ans dans certains cas) ou bien repreneur d’une entreprise (de 4 à 40 salariés) depuis moins d’un an (voire 2 ans dans certains cas). Deuxièmement, il faut porter un projet qui recèle un potentiel de développement et qui intègre une dimension stratégique. Les projets de type commerce, restauration, petit artisanat ou services de proximité, n’entrent pas dans le champ d’action de RME. Troisièmement, il faut être l’actionnaire ou l’associé principal et leader de manière opérationnelle dans son entreprise. Enfin, il faut avoir le sens de l’écoute et être ouvert au principe de l’accompagnement et du partage d’expérience.

Les jeunes porteurs de projet sont-ils suffisamment informés sur les mécanismes d’aide qui existent sur la place ?
Non. Nos jeunes ne connaissent pas toute la panoplie des aides mises en place sur le marché marocain. Les divers organismes gagneraient à travailler conjointement pour favoriser la culture entrepreunariale.