Nouvelles formations : Avis de Amine Laaouidi, DRH dans un groupe d’investissement international

Les entreprises optent généralement pour la formation diplômante en vue d’une action de mobilité interne.

Amine-LaaouidiLe contexte économique actuel étant très mouvementé, l’entreprise se doit de se doter des compétences clés capables de faire la différence et d’en assurer la pérennité sinon la survie. Des compétences spécifiques, de plus en plus pointues, donc de plus en plus difficiles à trouver, sont l’apanage des grandes structures présentes sur la scène.
N’ayant pas trop le choix, les managers se tournent vers la formation continue afin de développer «sur mesure» ces compétences particulières qu’ils n’arrivent pas à trouver «prêt-à-porter».
Avec une dizaine d’écoles d’ingénieurs, une soixantaine de grandes écoles et d’universités publiques et privées, l’offre peut paraître abondante, mais encore une fois la qualité n’y est pas toujours. Sur la liste figurent des établissements de renom qui ont fait, de par leur sérieux et la qualité du contenu dispensé, la fierté de notre pays à l’échelle régionale. Par ailleurs, et au même titre, nous retrouvons des établissements moins sérieux dont l’intérêt est loin d’être qualitatif.
Avec l’identification d’écarts entre l’acquis et le requis en termes de compétences, le choix du type de la formation s’impose. Diplômante ou certifiante, le besoin de formation devra être profondément étudié afin de cibler clairement les objectifs ainsi que les éléments clés du contenu, ce qui facilitera bien entendu la décision finale.
Généralement, les entreprises optent pour la formation diplômante quand elles envisagent une action de mobilité interne (qu’elle soit horizontale ou verticale). L’entreprise investit surtout financièrement en cette action afin de préparer le salarié à ses nouvelles attributions, le salarié de son côté s’engage à s’investir personnellement en temps et efforts afin d’y répondre.
De nos jours, et à l’exception de grands groupes sur la place, rares sont ceux qui recourent à la formation diplômante pour le coût qu’elle présente. La seconde raison, c’est la fuite des compétences une fois le diplôme obtenu. En effet, le salarié profite de l’amélioration de son niveau de compétences qu’il n’hésite pas à faire valoir à l’extérieur de l’entreprise afin d’envisager le départ vers de nouveaux horizons.
Personnellement, je pense qu’un niveau de maturité professionnelle s’impose des deux côtés si nous voulons réellement promouvoir le développement de ce type de formation ainsi que le niveau des compétences de notre capital humain.