Nouveau boss et rythme d’enfer

Nous avons un nouveau boss et il nous fait vivre un rythme d’enfer. Je n’ai jamais de ma vie (et j’ai 45 ans) travaillé autant et pourtant je ne suis pas ce que l’on pourrait appeler «un fainéant». Mais là , les réunions s’accumulent, les dossiers à  traiter également et les délais sont à  la limite de l’impossible. Lui-même n’est pas en reste, puisqu’il est un vrai «bourreau de travail» et surtout un vrai PRO avec qui on apprend beaucoup ! Mais là , si je pense pouvoir tenir j’ai un doute pour mon équipe qui commence vraiment à  s’essouffler !

Votre nouveau boss est en train d’installer un NOUVEAU rythme de travail.
Il crée ce sentiment d’urgence pour initier un changement dans le niveau d’exigence et de délais qui s’est peut-être installé au sein de votre entreprise. Alors, préparez-vous au marathon du changement (inévitable, en effet : avez-vous le choix ?) et entraînez-vous en conséquence !

Vous avez de la chance !

En ces temps de crise, nous devons tous faire plus, mieux, plus vite…avec moins (voire beaucoup moins) aussi, être dans l’équipe de ce type de «boss» est vraiment une chance non seulement pour votre entreprise mais aussi pour vous !
Vous allez apprendre énormément de choses avec cette personne : allez droit au but, régler les problèmes dès qu’ils se présentent, utiliser les procédures à bon escient et pour accélérer les choses (et non pour les ralentir). Mais surtout, vous allez évoluer dans un environnement «énergisant» qui va doper votre tonus et par là-même votre capacité à élargir le champ de vos compétences !

Priorisez à fond pour avoir le droit de dire non !

Face à un boss «SPID» et «PRO», le NON est un mot qui doit être on ne peut plus crédible. Aussi, commencez d’abord par revoir votre mode d’organisation, et notamment de priorisation. Adoptez une rigueur «militaire» en la matière, car rien ne devra être laissé au hasard. Votre crédibilité en dépend, car, face à un collaborateur hyper organisé qui tient ses délais, un boss sait reconnaître le moment où ce qu’il demande est vraiment impossible. Pour peu que le collaborateur ait le courage de verbaliser ce non…
N’hésitez pas aussi à faire le point régulièrement des dossiers en cours et à valider avec lui leur degré d’importance (qui pourrait changer avec les évènements du quotidien) et surtout ne “déverser” pas vos urgences (et encore pire votre désorganisation) sur votre équipe. Déléguez à temps, donnez toutes les informations nécessaires et privilégiez les réunions courtes de validation.

Coachez et félicitez

Face à ce nouveau rythme, il ne faudrait pas que vos équipes s’essoufflent trop vite ! Et c’est à vous de les entraîner à pouvoir le tenir sur le long terme !
Vous avez deux outils pour cela : le coaching et la reconnaissance.
Le premier les aidera à développer leurs compétences et donc leur efficience et le second est indispensable pour maintenir un haut niveau d’engagement.
Monsieur Dale Carnegie l’a très bien dit : «Louez le moindre progrès et louez tout progrès. Soyez chaleureux dans vos encouragements et généreux dans vos éloges»