Ne pas confondre priorités et urgences dans la gestion du temps : avis de Aziz Taib, DRH dans un groupe industriel

Une priorité est déterminée selon son degré d’importance.

Généralement, je prépare mes actions en fin de semaine en vue de dégager les prioritaires de la semaine suivante. Pour ce faire, je classe toutes les tâches selon leur degré d’urgence et d’importance. Par exemple, pour le cas d’une mission de recrutement d’un cadre dirigeant pour le groupe, je vois les critères qui rentrent en compte : est-ce que les besoins pour ce poste sont latents ? Est-ce que la hiérarchie sollicite cette mission ? Y aura-t-il des conséquences néfastes sur les affaires si le recrutement ne s’opérait pas dans les délais ?… Si la mission est urgente et importante, elle est prioritaire.

Il existe bien évidemment d’autres tâches importantes, mais pas urgentes comme la participation à des forums et colloques RH. Dans ces cas, elles peuvent être déléguées. La délégation est importante pour ne pas subir toutes les urgences qui surviennent en cours de route. Il ne faut pas non plus oublier qu’une gestion efficiente des priorités et du temps de travail dépend de plusieurs facteurs à savoir la charge physique, le stress, le risque relationnel… Ces variables dépendent des individus et du moment. Certaines personnes sont plus en forme le matin ou le soir et profitent du calme pour avancer sur des dossiers délicats. Etre un bon stratège, c’est savoir trouver le moment opportun.