Mon supérieur cherche à  me nuire

à‡a n’a jamais été le «nirvana» avec mon supérieur, il faut le dire. Mais depuis quelques mois, la guerre est ouverte. Au début je ne comprenais pas pourquoi il me faisait subir certaines brimades de très bas niveau et d’ailleurs je m’imaginais qu’il ne le «faisait pas exprès». Mais depuis quelque temps, son jeu est devenu clair pour moi : il veut ma peau ! J’ai validé le fait qu’il était à  l’origine de rumeurs négatives à  mon égard. Ma réputation n’est plus à  faire, je pense avoir suffisamment démontré mon implication, mon sérieux et mon dévouement pour cette entreprise.
D’ailleurs, il arrive bien souvent que je doive prendre en charge un dossier pour lequel lui ne possède pas les compétences requises (même si au final c’est lui qui en endosse la paternité mais je m’en fiche, pourvu que nous atteignons le résultat).
Je pensais qu’avec le temps les choses finiraient par s’arranger mais cela n’est pas le cas.
Qu’en pensez-vous ?

Pourquoi en êtes-vous arrivé là ? Pourquoi avez-vous attendu tout ce temps sans réagir ? N’êtes-vous pas assez «important» à vos yeux pour vous battre ? Le jeu en vaut pourtant la chandelle, puisqu’il s’agit de votre crédibilité et surtout de votre estime de vous.
Projetez-vous dans trois ans, et imaginez que vous êtes toujours dans la même situation, que vous vivez au jour le jour les mêmes frustrations (ou pire, que vous finissiez par être licencié), dans quel état psychique serez-vous lorsque votre estime de vous sera touchée ? Voulez-vous en arriver là ? Le méritez-vous ? Un travail, aussi passionnant soit-il, le mérite-t-il ?

Vous ne pouvez pas rester les bras croisés en attendant que votre «adversaire» vous porte le coup de grâce. Le temps ne fera absolument rien, bien au contraire, il aggravera votre situation car ce type «d’harceleur» décuple ses agissements lorsque sa victime se mure dans le silence et la passivité. C’est un peu comme si vous lui envoyez un signal d’encouragement en ne faisant rien !

Défendez-vous !

S’agissant des rumeurs, coupez-lui l’herbe sous les pieds en abordant directement le sujet avec lui de façon «naïve» et en lui demandant son avis, voire ses conseils, pour gérer cette situation. Vous serez surpris par sa réaction et, pour une fois, vous vous en amuserez…
Si cette première tentative ne porte pas ses fruits, alors engagez franchement et calmement la discussion avec lui en soulignant le fait que vos «différences» ne représentent pas une menace mais, au contraire, une opportunité de complémentarité.

Puisque climat de méfiance il y a, multipliez les traces écrites avec cette personne mais sans tomber dans la parano car vous ne feriez qu’exacerber la sienne…
Et surtout communiquez sur vos réalisations. Car à force de travailler avec «discrétion», vous risquez bien de donner raison aux rumeurs véhiculées à votre égard. Alors sans en faire «des tonnes» pensez tout de même à apposer votre signature sur VOS réalisations…

Quitter le navire

Si vous sentez que la situation est totalement en dehors de votre champ d’action et qu’elle ne fait qu’empirer malgré vos efforts, vous n’aurez d’autre choix que de vous tourner vers votre n°+2, simplement pour l’informer qu’«en ce moment la situation vous échappe» et que vous faites tout pour que ces dissensions impactent le moins possible le travail, mais que cela est de plus en plus difficile (pour cela énumérez des faits démontrant clairement les agissements de votre manager).

Ne vous attendez pas à ce que votre n°+2 endosse l’habit de Robin des Bois et vous défende avec panache, cela arrive très rarement pour ne pas dire jamais dans ce type de situation. Malheureusement, il arrive que dans ce type de situation, «la victime» ne puisse pas trouver d’autre solution à son problème que de quitter le navire. Et surtout si vous sentez que les agissements de votre supérieur (qui s’apparentent d’après vos dires à du harcèlement moral…) vous fragilisent plus que vous ne pourriez le supporter. Aussi, essayez d’envisager de changer de job soit au sein de la même entreprise soit ailleurs, mais préservez-vous avant tout.