Mon patron ne m’aime pas

Mon patron ne m’aime pas ! Il fait tout pour me descendre de préférence
devant toute l’équipe. J’ai beau faire de mon mieux mais il
me traite toujours comme le vilain petit canard de l’équipe. Je ne
sais pas pourquoi il se comporte avec moi de cette manière, peut être
est-ce parce que je lui dis des choses que les autres n’osent pas lui dire,
mais je suis comme ça et quand il s’agit de travail je n’hésite
pas !
Que me conseillez-vous ?
z.g. kénitra

Prenez garde à faire la part des choses car vous risquez de ne chercher dans votre relation avec votre patron que ce qui conforte votre ressenti en omettant les signes plus positifs, à l’image de cette personne : «J’étais persuadé que mon supérieur n’aimait pas travailler avec moi, je ne me basais sur rien de concret mais cela a rapidement tourné à l’obsession. En réunion, plutôt que de réagir normalement et de participer aux échanges, je me concentrais uniquement sur les points de désaccord et ne voyais aucun des éléments positifs du débat. Jusqu’au jour où un collègue charitable a bien voulu m’ouvrir les yeux. Heureusement, il était encore temps de redresser la barre !»
l’histoire de l’œuf et de la poule…
Il est rare qu’une relation soit définie clairement dès le départ. Au début, on se contente d’une certaine neutralité puis, au fur et à mesure de la connaissance de son interlocuteur, on donne une certaine couleur à la relation. Il est courant qu’une relation professionnelle démarre sous les meilleurs auspices pour se transformer au fil du temps en guerre larvée ! Il s’agit donc de comprendre qui le premier a déclaré les hostilités pour vérifier si l’interlocuteur ne réagit pas tout simplement en réponse à des signaux que nous avons envoyés en premier.
êTES-VOUS OUVERT D’ESPRIT ou rigide ?
Comment réagissez-vous à la confrontation d’idées ? Acceptez-vous que vos propositions soient remises en question ou, au contraire, avez-vous beaucoup de mal à écouter d’autres opinions que les vôtres ? Si c’est le cas, ne vous étonnez pas que vos interlocuteurs adoptent le même vocabulaire guerrier que vous. En effet, si vous vous mettez constamment en porte-à-faux avec les opinions de votre supérieur, sans jamais relever, quand c’est le cas, les points sur lesquels vous êtes d’accord, alors n’attendez pas autre chose de cette personne!
Par ailleurs, renoncez à cette idée fausse selon laquelle plus nous avons un caractère fort, plus nous affirmons nos idées fermement et plus nous sommes sur la bonne voie. En effet, ce qui compte, c’est de convaincre votre interlocuteur du bien-fondé de vos arguments et non que votre caractère soit affirmé. Apprenez donc à soigner la forme de votre communication.
ETES-VOUS PRêT A AFFRONTER LA VERITE ?
Et si vous aviez raison ? Si effectivement cette personne ne vous aimait pas ? Etes-vous certain de vouloir connaître la réponse et d’avoir le courage d’en assumer les conséquences ? Bien sûr, il est de bon ton, dans l’environnement professionnel qui est le nôtre, de seriner à longueur de séminaire que nous devons savoir nous entendre avec tous types de profils. Mais nous savons que cela n’est jamais entièrement vrai. Aussi, si vous vous sentez capable «d’encaisser» une réponse du type «oui, c’est vrai que je ne vous apprécie pas et que, si j’avais le choix, je travaillerais avec quelqu’un d’autre», alors posez cette question ! Si au contraire vous ne vous sentez pas assez solide pour entendre certaines vérités, alors contentez-vous de vous réfugier dans une neutralité bénéfique pour les deux parties.
A vous de jouer .