« Mon Boss ne bosse pas ! »

J’en ai vraiment marre de faire le boulot à  la place de mon Boss qui me fait travailler énormément et en retire tous les bénéfices. Dès qu’il s’agit de «pérorer» devant la DG il est le premier mais bien sûr sans faire mention des petites fourmis que nous sommes et de notre travail !

Grrr ! la frustration de la non-reconnaissance, comme je vous comprends ! Mais êtes-vous si à plaindre que cela ?

Votre Boss est un bon Boss

Et oui, et même si cela risque d’exacerber votre frustration déjà bien présente, c’est bien le cas: votre Boss a compris qu’il s’agissait pour lui d’être dans une logique de «faire/faire» et non de faire. Et en ce sens, vous conviendrez avec moi qu’il y parvient avec brio, n’est-ce pas ?

D’un autre côté, c’est aussi une bonne chose pour vous, car plutôt que d’être cantonné à des tâches subalternes, vous avez la magnifique opportunité de retrousser vos manches et être sur de vrais sujets, ce qui, pour votre développement est une chance unique !

Et puis, vous dites qu’il ne fait rien, mais en êtes-vous sûr ? Connaissez-vous avec précision son agenda? Et après tout est-ce vraiment cela qui vous dérange le plus ?

Votre Boss est un mauvais Boss

Ne pas partager la «transpiration» peut, à la limite, se comprendre. En effet, certains «grands Boss» nous illuminent de leur vision, leurs réflexions stratégiques et nous serions les premiers à être étonnés de les voir «descendre sur le terrain» avec nous. Mais ne pas partager les succès est une faute inexcusable en ces jours où vous ne pouvez ouvrir un livre ou participer à une formation qui ne vous rappelleraient pas ce «basic» du manager. Cela dénote de sa part un manque évident de confiance en lui, tant ses actes se font dans un prisme de reconnaissance exacerbée. Il doit sans doute dupliquer ce qu’il a subi dans «sa jeunesse» : un modèle de management d’un autre temps mais surtout un management qui fait baisser inexorablement la courbe de l’engagement des équipes et à terme de la performance collective…
En attendant, vous devez apprendre à vivre avec cette situation (du moins pour un temps). Alors, mettez de côté vos frustrations, et avancez sur votre chemin, votre Boss est du genre «exploiteur en costume sur mesure», c’est un fait, et vous avez très peu de chance de le changer. Par contre, vous pouvez changer votre manière de voir cette situation…
Et vous ?

Vous seriez donc enfermé telle «Cendrillon» dans votre bureau, inconnu des grands de l’entreprise, petite main exploitée, seule et incomprise… Arrêtons là cette victimisation…d’un autre temps, n’est-ce pas ?
A vous de vous faire connaître au bon endroit et au bon moment. Soignez votre réseau interne, saisissez chaque occasion de rencontrer les vrais Big Boss, impliquez-vous dans les projets transverses : faites-vous CONNAITRE !
Ressasser vos malheurs est le plus sûr moyen d’être VRAIMENT malheureux. Aussi, placez-vous au-dessus de la mêlée, et tirez partie de cette situation puisque, in fine, vous êtes réellement celui qui est aux manettes car, si la vie n’est pas un conte de fées, elle est certainement…un conte de FAITS.

Et les jours de découragement où votre Boss sera encore plus «rosse», rappelez-vous les mots de Jean de la Fontaine : «S’il fallait condamner tous les ingrats qui sont au monde, à qui pourrait-on pardonner ?»

A vous de jouer !