Meriem Idrissi Kaitouni : «Notre plus gros chantier était celui de la retraite»

Meriem Idrissi Kaitouni, DRH du Crédit Agricole

Depuis plusieurs années, nous nous sommes engagés dans une démarche d’amélioration et d’optimisation des process RH. L’année écoulée aura été pour nous celle de la consolidation de nos acquis. Notre plus gros chantier a été sans doute celui de la retraite. Nous avons commencé par renforcer notre système de retraite en proposant à tout notre personnel des retraites complémentaires afin qu’ils puissent bénéficier d’une pension confortable. Nous avons également créé un centre d’aide à l’emploi des retraités du Crédit Agricole avec pour objectif de leur donner un nouvel élan. Certains d’entre eux ont même pu être recrutés en tant que chargés de clientèle ou directeurs d’agence afin de faire bénéficier leur expertise aux jeunes recrues.

Nous avons aussi créé un guichet unique pour traiter toutes les doléances de nos retraités. A ce titre, plusieurs tables rondes dédiées à l’amélioration de notre système de retraite ont été organisées.
En outre, notre procédure de recrutement a été modifié suite à l’adoption de la circulaire ministérielle organisant les recrutements et les concours dans la fonction publique.

Un autre chantier et non des moindres a été l’intégration de la part variable dans notre système de rémunération. La première phase a porté sur la classification des emplois et compétences. La deuxième phase consiste en l’intégration de la performance globale de toutes nos entités. En 2013, nous attaquerons l’intégration de la performance individuelle. On peut dire que notre système de rémunération est déjà unifié et est devenu évolutif.

De manière générale, je trouve que la fonction RH se développe peu à peu dans les entreprises. Face à un environnement aux exigences accrues, les professionnels des ressources humaines et les managers doivent gérer un risque psychosocial (stress, problèmes psychologiques…) croissant qui représente un coût considérable pour l’entreprise et la société. C’est pourquoi les politiques RH sont de plus en plus centrées sur le dialogue social, le développement personnel des employés… Le sujet est d’actualité et préoccupe bon nombre d’entreprises. Dans cet esprit, elles n’hésitent pas à recourir aux enquêtes de climat social pour conférer un sens à l’action de chacun et stimuler l’encadrement qui se trouve incité à pratiquer un management participatif qui rehausse le niveau d’exigence tant individuelle que collective, révèle de nouveau besoins et suscite une demande de nouveaux outils de progrès.