Managem, OCP, Lydec…, des cas pratiques en matière de politique environnementale

Eau, énergie, gestion des déchets, émission de gaz…, les entreprises sont sur plusieurs fronts. Beaucoup d’entre elles font de l’éducation à  l’économie verte.

Dans le secteur productif, l’introduction de la protection de l’environnement dans une stratégie est souvent une question de moyens. C’est pourquoi, au Maroc, ce sont les grands groupes qui donnent le ton dans ce domaine. Que ce soit dans les mines, la cimenterie ou l’agroalimentaire, de nombreuses actions sont menées depuis quelques années. Nous en avons retenues quelques-unes.

Managem : une politique «0 déchet»

Managem, c’est plus de 3500 collaborateurs et 21 unités industrielles. Managem, c’est aussi une politique RSE de grande envergure : 30 MDH dans la recherche & développement, 7 brevets d’invention, un centre de recherche… Le groupe s’est doté dès 2004 d’une charte de développement durable visant à lui permettre de conduire durablement ses activités dans ses lieux d’implantation et à accompagner son développement dans de nouveaux pays.

En matière d’environnement, il vise à réduire son empreinte carbone en baissant de 5% à 10% la consommation électrique annuelle de chacun de ses sites, à rationaliser la consommation d’eau recyclée et à minimiser l’apport d’eau fraîche pour les procédés de traitement. En outre, le groupe minier poursuit une importante démarche «0 déchet» qui vise à valoriser les rejets miniers en ressources grâce à la R&D : les déchets produits par l’activité minière sont transformés pour créer de nouveaux débouchés à travers le développement de nouveaux produits.

En 2013, le complexe industriel de Guemassa a démarré l’exploitation de son usine d’acide sulfurique dont le process industriel permet de valoriser les rejets de la mine de Guemassa en nouveaux produits destinés à la commercialisation (oxyde de fer et acide sulfurique) tout en produisant de l’énergie propre pour le site. L’entreprise a remporté en 2014 le prix Top Performers de Vigéo.

Lydec : protection et éducation au développement durable

Lydec figure également parmi les locomotives. Le prestataire des services eau, électricité et assainissement s’est engagé dans de nombreuses actions en faveur de la protection de l’environnement, de la solidarité et de la promotion du développement durable. De par la nature de ses métiers, il a inscrit ses actions dans une démarche de responsabilité sociétale. Son objectif est de renforcer son ancrage territorial, à travers un engagement plus actif dans les actions liées à la RSE, et ce, en cohérence avec son projet d’entreprise «Synergies 2020».

Le programme «Environnement» vise aussi bien la sensibilisation à la protection de l’environnement que l’éducation au développement durable et la réhabilitation d’équipements urbains publics du Grand Casablanca. Le deuxième programme d’intervention concerne l’insertion économique et sociale, notamment des jeunes et des femmes. Ce programme vise à faciliter l’accès à l’éducation, du préscolaire jusqu’aux études supérieures.

OCP : un combat mené avec son écosystème

Eau, énergie, gestion des déchets, préservation du patrimoine paléontologique, l’Office chérifien des phosphates a multiplié les actions de proximité visant la protection de la terre, des agriculteurs, des éleveurs et des ruraux, véritables pourvoyeurs des centres urbains en denrées alimentaires et en produits agricoles sains. Par exemple, en matière de gestion des émissions atmosphériques, l’office a mis en place un système de traitement de gaz dans l’optique de réduire les émissions d’hydrogène. 

Ce système permet à l’OCP d’éviter plus de 300 000 tonnes d’émissions de CO2 par an. Le coût estimé de cet investissement est de 280 MDH. Le pipeline permettra également au groupe une réduction des émissions de CO2 de 900 000 tonnes par an, soit près de 20% de l’intensité carbonique moyenne liée à l’activité phosphatière du Maroc.

En matière de gestion de déchets, le groupe s’est engagé auprès de partenaires leaders dans le domaine de la gestion des déchets afin de procéder à la récupération, au recyclage, à la valorisation et l’élimination des déchets.

Ainsi, quelque 150 000 tonnes de cendre de pyrhotine et plus de 1 700 tonnes de déchets industriels sont en cours de déstockage pour être valorisées et servir de substituts au fuel ou à certains additifs minéraux. Aussi, plus de 50 tonnes de papier sont recyclées.  

Cosumar : l’ensemble des filiales impliqué

Avec son projet d’entreprise Indimage 2012, le groupe Cosumar a mené plusieurs actions afin de concilier compétitivité industrielle et respect des engagements et valeurs morales. Ces actions ont été couronnées par la reconnaissance de l’ensemble de ses filiales comme œuvrant en conformité avec les référentiels NM ISO 9001, NM ISO 14001 et NM 00.5.801 (OHSAS 18001).

Parmi les actions RSE figurent l’amélioration des revenus des acteurs de la filière sucrière à travers une  amélioration de la productivité des cultures sucrières, des financements aux agriculteurs ainsi que des actions de soutien et d’assistance technique, et de financement de l’irrigation moderne.

Ces multiples actions ont été récompensées par une série de prix dont le dernier en date est «Pionniers de la RSE et de l’économie verte en Afrique» reçu en 2012 ou encore les trophées FAO et «Top-Performer» et le Prix national de la sécurité obtenus en 2011.