L’ouvrage «Making Africa Work» traduit en arabe par Al Akhawayn

L’ouvrage réalisé par plusieurs auteurs est un condensé des études de cas pratique de plusieurs problématiques en Afrique et d’autres régions du monde. La version arabe compte près de 300 pages et se divise en trois parties.

L’Université Al Akhawayn a organisé, le 12 septembre à Rabat, la cérémonie de lancement de la version arabe du livre «Making Africa Work: A Handbook for Economic Success» («Mettre l’Afrique en marche : guide pour le développement économique»). Cette cérémonie a vu la participation des auteurs de l’ouvrage : Greg Mills, Olusegun Obasanjo, Jeffrey Herbst et Dickie Davis. L’ouvrage, traduit en arabe par l’Université Al Akhawayn , présente les visions croisées de ces auteurs, originaires d’Afrique du Sud, du Nigéria, des Etats-Unis et du Royaume-Uni, dans les domaines politique, économique, sécuritaire et académique. Fruit d’une dizaine d’années de travail, «Making Africa Work» est loin d’être un ouvrage idéologique ou qui traite de théories économiques. Il s’agit d’une étude de cas pratique, réalisée à partir de voyages et d’investigations sur le terrain, en Afrique et dans d’autres régions du monde. L’approche adoptée, dans le cadre de l’ouvrage, se veut «précise, rigoureuse et technique».

Selon Olusegun Obasanjo, co-auteur de l’ouvrage et ancien président du Nigéria, «il ne s’agit pas d’un ouvrage académique, mais d’un ouvrage abordant des questions pratiques et comparant les expériences des pays africains à celles d’autres pays du globe». Et de préciser que «sans prétendre être exhaustif, l’ouvrage s’est efforcé de recenser les best-practices (meilleures pratiques), à même d’assurer le développement des populations africaines».

Un livre pour le futur de l’Afrique et un guide pratique pour ses dirigeants

Greg Mills, également co-auteur de l’ouvrage, va dans le même sens, considérant qu’«il s’agit d’un livre pour le futur de l’Afrique et d’un guide pratique pour ses dirigeants. Son objectif est de permettre au continent d’éviter les écueils et de reproduire les expériences réussies».

La version arabe du livre compte près de 300 pages et se divise en trois parties : la première aborde les questions de la démocratie, de la croissance économique, du développement des infrastructures, ainsi que de la démographie et de l’urbanisme. La seconde partie traite des facteurs qui entravent le développement des principaux secteurs de l’économie, à savoir l’agriculture, les industries moderne et extractive, les services, l’innovation, la recherche… La troisième partie est, quant à elle, consacrée aux outils de développement, dont notamment les risques inhérents aux investissements, la mobilisation des ressources, la planification stratégique, les politiques de développement et leur efficience…