L’ISGA multiplie les débats sur la protection de l’environnement

En marge de la COP 22 qu’abritera le Maroc du 7 au 18 novembre à Marrakech, l’Institut supérieur d’ingénierie et des affaires (ISGA) a organisé un cycle de conférences au sein de ses campus de Rabat, Marrakech, Fès, El Jadida, Settat et Fès.

Sous le thème : «Green ICT and ICT for greening : le numérique à l’heure de la COP’22», les conférences ont été animées par Thierry Divoux, président du Conseil national des universités, professeur à l’université de Lorraine et directeur adjoint du centre de recherche en automatique de Nancy (CRAN).

Concilier entre environnement, économie et éthique

Durant ses interventions, il a mis en exergue le rôle du numérique dans la protection de l’environnement. Il a rappelé que les technologies du numérique comme l’automatique, l’électronique, l’informatique et les télécoms (ICT pour Information and Communication Technologies) sont génératrices de pollutions multiples. Ondes électromagnétiques, déchets électroniques, bruit, lumière et gaz à effets de serre…, elles sont à l’origine de la libération de plus d’un milliard de tonnes de CO2 dans l’atmosphère par an, ce qui représente environ 2% des émissions totales.

M. Divoux a pu donner des exemples concrets montrant comment les technologies du numérique peuvent contribuer à «verdir» toutes ces activités humaines polluantes. Il a affirmé également que ces initiatives se révèlent aussi créatrices de gains financiers substantiels, et s’inscrivent donc dans un schéma de développement durable dont les trois piliers sont environnement, économie et éthique. Il a conclu en alertant qu’il ne faut pas négliger ce dernier pilier et qu’il faut étudier l’impact sociétal de toutes ces actions.