L’Institut agronomique et vétérinaire Hassan II se réorganise

Nouvel organigramme, passage au système LMD, réouverture du cycle doctoral, lancement de deux nouveaux masters…, l’institut affiche de nouvelles ambitions.
Deux autres nouveaux masters sont programmés.
Un budget de 50 MDH est réservé à  l’extension des locaux.

L’Institut agronomique et vétérinaire Hassan II (IAV) entame une nouvelle année universitaire pas comme les autres. Nouvel organigramme, passage au système LMD (Licence, maîtrise, doctorat), réouverture du cycle doctoral, lancement de nouveaux masters… Beaucoup de chantiers ont été mis en place ou lancés pour les années à venir.
Pour une nouvelle gouvernance, l’institut s’est d’abord doté d’un nouvel organigramme qui rentre dans le cadre de la loi 01-00 portant sur l’organisation de l’enseignement supérieur au Maroc. Outre les directions classiques, l’organigramme en question comprend deux nouvelles entités. La première n’est autre que la direction de la coopération internationale et des partenariats, une fonction autrefois éparpillée entre les centres de recherche de l’IAV Hassan II. Cette direction sera chargée, entre autres missions, de développer une interface institutionnelle avec plusieurs partenaires locaux et étrangers. Dans ce cadre, des accords de partenariat ont été signés avec les différentes régions du Royaume afin de permettre une meilleure insertion des lauréats dans la vie active, d’apporter une assistance technique aux programmes de développement des régions et de mettre en place des programmes spécifiques autour de thématiques de recherche scientifique.
L’institut s’est également doté d’un département de l’audit et contrôle de gestion.
Une cellule communication vient aussi de voir le jour. Selon Mohammed Sadiki, directeur de l’institut : «Cette entité aura pour charge de mettre en place une politique de communication interne et externe afin de fluidifier les informations entre les entités de l’institut, mais aussi pour donner un nouveau visage de l’institut auprès du monde professionnel, des partenaires extérieurs… ».
Sur le plan pédagogique, l’institut a relancé le cycle doctoral qui était fermé depuis 2004. «Le cycle n’est pas uniquement réservé aux lauréats de l’IAV mais également à tout porteur de master, médecins, vétérinaire, partenaires du ministère de l’agriculture…», souligne le directeur de l’IAV Hassan II.

A terme, l’institut ambitionne d’atteindre les 500 lauréats par an

A ce jour plus de 220 demandes d’inscription ont été déposées au niveau de l’administration. Seulement une centaine de candidatures seront retenues. Selon la même source, ce cycle doctoral aura pour mission de dynamiser la recherche scientifique mais aussi de préparer la relève des enseignants chercheurs.
L’année 2009/10 a été également marquée par le basculement vers le système licence, master, doctorat (LMD). Selon M. Sadiki, cette démarche a pour but non seulement d’harmoniser le système d’enseignement, mais aussi de mettre à la disposition des étudiants des passerelles avec d’autres écoles appliquant ce système.
Côté cursus, l’institut a lancé deux nouveaux masters pour cette nouvelle rentrée, à savoir un master spécialisé en eau et maîtrise d’irrigation, et un autre spécialisé en biotechnologie appliquée en agriculture. Les cursus sont étalés sur deux années d’études.
A ce jour, l’IAV – Hassan II compte cinq filières d’ingénieurs, en l’occurrence l’agronomie, l’industrie alimentaire, le génie rural, la topographie et l’horticulture. Il dispense également une formation Bac+2 pour les techniciens en horticulture.
Par ailleurs, l’institut a lancé de nouveaux chantiers en infrastructures. Ces chantiers comprennent des travaux de rénovation des locaux existants (salles de formation, administration, internat…), des travaux de mise en place de réseaux d’électricité, eau et assainissement ainsi que la construction de nouveaux locaux.
Pour accueillir les étudiants de l’année préparatoire aux études supérieures en agriculture (APESA), l’institut compte mettre en place un amphithéâtre de 600 places (en cours d’achèvement), des salles de travaux pratiques, des laboratoires, un restaurant ainsi qu’un complexe sportif. Le budget alloué pour la réalisation de ces chantiers s’élève à 50 MDH. Actuellement, sur 17 300 dépôts de dossiers, près de 450 candidats ont été retenus pour être admis dans l’APESA. A terme, l’institut ambitionne d’atteindre les 500 lauréats par an.