Les serious games, nouveaux outils pédagogiques pour les entreprises

Des entreprises comme L’Oréal, Microsoft et Shell ont misé sur la gamification pour découvrir leur univers. Formation, recrutement, communication interne, leadership…, les serious games sont utilisés dans plusieurs domaines.

La gamification s’installe de plus en plus dans l’entreprise. Basés sur le principe des jeux vidéo, les serious games se veulent réalistes et proches de l’activité du recruteur, permettant ainsi de découvrir l’univers de l’entreprise. Le marché mondial pourrait peser 5 milliards de dollars en 2020, selon l’institut américain MarketsandMarkets.

Ces jeux d’entreprise ne datent pas d’aujourd’hui. En 1997, Bouygues Construction avait lancé son business game ou se mêlent des cas pratiques sur les métiers du bâtiment et travaux publics, de l’énergie et des services. Le concours s’adresse avant tout aux ingénieurs en dernière année d’école d’ingénieur ou de commerce. Il y a aussi Trust by (Danone), Imagine Cup (Microsoft), Citizen Act (Société Générale), l’hyper challenge (Carrefour, Gourami Business Challenge (Shell)…

L’objectif est de créer l’engagement, pas l’addiction

Beaucoup d’autres entreprises ont développé leur serious game en s’inspirant de leurs métiers ou des nouveaux défis liés à la conjoncture internationale.

Le Maroc n’est pas en reste. Les filiales de multinationales ont bien évidemment adopté ces jeux, à l’image de L’Oréal qui a lancé «Reveal by» en 2011.

«L’Oréal s’attache à développer une stratégie de recrutement responsable, fondée sur trois grandes valeurs : recruter les meilleurs talents, promouvoir la diversité, et favoriser l’épanouissement et l’ascension professionnelle de chacun», souligne Loufia Akki, DRH de L’Oréal Maroc. Younes Jermoumi, directeur général de Finance Systems, explique pour sa part que ces jeux ont investi plusieurs domaines et pas uniquement la formation ou le recrutement. «Ainsi, ils sont de plus en plus utilisés dans le cadre du renforcement du leadership,  la gestion de stress, la responsabilité sociale ou le développement de la marque employeur…». Bien évidemment, l’objectif premier d’un serious game est de créer de l’engagement et non de l’addiction. In fine, leur succès passera par la réflexion menée en amont par l’entreprise sur ses composantes métiers. De même que la réussite d’une stratégie de formation intégrant le jeu sérieux doit aussi s’appuyer sur un relais en présentiel. Selon les fonctionnalités, le prix se situe dans une large fourchette qui va de 20000 à un million de DH.