Les salaires des DG : Avis d’Ali Serhani DG associé du cabinet Gesper Services

Aujourd’hui, les DG cherchent aussi un bon cadre de travail.

Il y a plus de deux ans, nous avons assisté à une flambée des salaires des dirigeants  au point où certaines filiales de multinationales ont préféré recruter des expatriés qui coûtent moins cher que les managers locaux. Ce n’est plus le cas aujourd’hui.
Les salaires des DG ont sensiblement atteint des niveaux plus ou moins raisonnables, entre 50 000 et 100 000 DH selon la taille de l’entreprise et son environnement.

Les disparités des salaires ont toujours existé car plus l’entreprise est à l’aise financièrement, plus elle est en mesure de se permettre la mise en place de politiques de rémunérations plus attrayantes.
Les grandes entreprises ont l’avantage de la taille, ce qui leur permet de ressentir une quelconque crise moins rapidement que les PME. Pour être plus simple, la capacité de résistance des grandes entreprises est plus significative. Cette année, tout comme l’année prochaine, semble cependant être une année de prudence au niveau de toutes les entreprises, qu’elles soient grandes ou PME. Il se trouve aussi que certains managers préfèrent faire des concessions sur la rémunération quand il s’agit de travailler dans un environnement plus serein.
Parfois dans le cadre d’une mission de recrutement, certains managers nous demandent à rencontrer préalablement un cadre dirigeant d’une entreprise cliente (secrétaire général, directeur commercial ou autres) avant même d’entamer les premières démarches pour en savoir un peu plus. Ce qui dénote de l’importance qu’accordent les managers à l’environnement de travail.

D’un autre côté, ce qui est le plus difficile dans le recrutement d’un manager est la détermination de la rémunération. Tout simplement parce que le débauchage se paie. Il est en effet difficile de convaincre un haut cadre de faire ses cartons pour une autre entreprise si on ne lui offre pas plus que ce qu’il perçoit, sans compter un cadre acceptable et des objectifs motivants.
Dans d’autres cas, certaines entreprises sont prêtes à payer le prix fort, à condition d’avoir un retour sur investissement rapide, c’est-à-dire à ce que le nouveau manager puisse faire ses preuves parfois même dans des délais intenables comme la période d’essai, entre
6 mois et un an.