Les règles à  respecter pour une période d’essai concluante

Durée, renouvellement, rupture, la période d’essai suscite de nombreuses interrogations. Les conditions doivent être exposées de manière claire pour éviter tout litige.

Gérez-vous convenablement la période d’essai de vos futurs collaborateurs ? En réalité, peu d’entreprises semblent accorder de l’importance à cette formalité. De même que beaucoup de candidats à l’emploi échouent dans leur intégration définitive à l’entreprise faute de maîtriser les règles -souvent tacites- de la période d’essai. Si généralement, elle n’est pas obligatoire, il n’en reste pas moins que les conditions doivent être bien précisées par écrit pour éviter tout malentendu.
Pourquoi est-elle importante ? Parce qu’il s’agit d’une phase d’observation pour les deux parties, à savoir l’employeur et l’employé. C’est aussi une période, au début d’un contrat de travail, pendant laquelle l’employeur comme le salarié peuvent à tout moment rompre le contrat de travail, sans préavis et sans indemnité.

La période peut être reconduite généralement une seule fois

Si l’employeur a toujours des réserves sur les compétences et l’aptitude professionnelle du salarié qu’il souhaite engager, il doit informer ce dernier de son intention de renouveler la période d’essai. Ce renouvellement n’est valable que si le salarié l’accepte, car rien ne l’empêche de mettre fin au contrat s’il n’est pas d’accord sur le renouvellement. A noter que l’employeur doit non seulement informer le salarié que sa période d’essai sera reconduite, mais il doit également obtenir son accord écrit.
En ce qui concerne la rupture, celle-ci est subordonnée à un préavis qui est de 2 jours pour les non-mensuels (payés deux fois par mois, cas des ouvriers) et de 8 jours pour les mensuels (salarié payé chaque mois).

Employé et employeur peuvent tout à fait mettre un terme à la période d’essai sans justification.
En cas de litige durant cette période, le salarié peut, soit saisir l’inspection du travail pour tenter une conciliation, soit saisir directement le tribunal de première instance. Il est toutefois rare que la personne aille en contentieux pendant sa période d’essai, généralement les parties s’arrangent soit au niveau de l’entreprise, soit à l’inspection du travail.