Les précautions pour ne pas rater son repas d’affaires : Avis de Ali Serhani, Consultant RH

Veiller à  arriver avant son invité et ne jamais le faire attendre.

Sans aucune connotation religieuse et à titre professionnel, je recommande vivement de ne pas boire durant un repas d’affaires, car on peut s’oublier, et cela vaut encore plus pour les déjeuners. De manière générale, l’alcool est à éviter. Je cite souvent cette anecdote d’un ancien client qui sous l’emprise de l’alcool a complètement perdu le contrôle lors d’un dîner avec ses propres clients. Il s’est retrouvé à danser sur le bar et à ôter sa cravate, il a bien sûr tout fait capoter.
Lors d’un repas d’affaires, il faut aussi veiller à arriver avant son invité et ne jamais le faire attendre.
Et, plus important, il faut toujours garder à l’esprit qu’il s’agit d’un repas d’affaires et non pas d’un repas de famille. J’insiste sur cet aspect car cela peut amener certaines personnes à sortir du cadre professionnel et devenir rapidement trop familières.
Pour le choix de l’endroit, il faut bien entendu se renseigner sur les préférences de son client et privilégier un repas léger. Inviter un client chez soi est toléré, mais tout dépend du degré d’intimité de la relation. Personnellement, je suis contre, la sphère professionnelle doit être séparée de la sphère privée, sauf si le client est devenu un ami.
Cette pratique est toutefois plus courante dans les entreprises familiales qui invitent par exemple leurs fournisseurs à venir manger le couscous à la maison. Mais inviter un client chez soi se fait de moins en moins et je pense que cela tend à disparaître. En Europe et aux Etats-Unis, cette pratique est exclue, autant en prendre exemple.
Pour moi, un dîner est plus approprié qu’un déjeuner car on n’est pas tenu par le temps, contrairement au déjeuner qui est généralement plus vite expédié. Il faut bien sûr privilégier un cadre agréable et calme et par exemple éviter les dîners spectacle.
Un repas d’affaires permet de discuter de questions sérieuses dans un climat serein et décontracté, loin de l’entreprise et il n’a pas pour finalité de négocier ou conclure un deal.
On peut peut-être parler de certains  points, mais les choses plus concrètes, comme la signature du contrat, viennent après.