Les faits marquants RH de 2012

Le marché de l’emploi a été peu dynamique et a souffert d’un manque de bons profils. Avec la multiplication des grèves et les prélèvements sur les salaires qui ont suivi, l’année a été particulière sur le plan social.

Emploi, formation, climat social, responsabilité sociale…Quels faits marquants peut-on retenir de l’année 2012 en matière de RH ? En ce qui concerne l’emploi, le marché a été peu dynamique. Ce manque de dynamisme est pour l’essentiel expliqué par les craintes suscitées par la crise internationale, l’arrivée d’un nouveau gouvernement au pouvoir et bien d’autres éléments qui ont empêché toute projection à court et moyen terme. Pour être plus précis, les entreprises se sont montrées attentistes, même si les déclarations officielles des patrons sont rassurantes.

Quoi qu’il en soit, il y a des entreprises qui ont recruté, dans les services en général. Ceci dit, elles ont davantage souffert du manque de compétences que du nombre de candidatures. Il en résulte encore une fois que les questions de la qualité de la formation, de l’adéquation entre les besoins et les programmes se posent toujours, et ne sont pas près d’être résolues.

Selon les derniers chiffres du Haut commissariat au plan (HCP), le marché de l’emploi a enregistré la création de 56 000 postes d’emploi au troisième trimestre 2012 par rapport au troisième trimestre 2011. Les nouvelles créations d’emplois ont concerné principalement les services (124 000 postes) et l’agriculture (19 000 postes) alors que l’industrie, y compris l’artisanat, a perdu 41 000 postes et les BTP 40 000 postes.

L’année 2012 a été également particulière sur le plan social. Les structures publiques ont été secouées par différents mouvements de protestation et de grève, et les prélèvements sur les salaires des grévistes a constituté un événement majeur dont les conséquences se font toujours sentir.

Sans aucun doute, le défi de cette année et de celles à venir sera celui du dialogue social. Les débats sont déjà lancés au niveau national, mais il reste que les entreprises auront fort à faire pour mener une profonde réflexion, proposer des pactes sociaux qui replacent les individus au cœur de l’organisation.  

Sur le plan formation, 2012 a connu également le lancement de formations dans des domaines innovants. On peut citer  à titre d’exemple le master en ingénierie aérospatiale ou encore un master en finance islamique au sein de l’Université internationale de Rabat. Ceci explique qu’il y a désormais une feuille de route à travers le programme que l’Etat a mis en place pour dynamiser l’enseignement, notamment dans le public mais aussi pour fournir au marché de l’emploi de nouveaux diplômés immédiatement opérationnels.

Enfin, après la responsabilité sociale (RSE), la diversité fait également son chemin dans l’entreprise. Les 8e rencontres de la diversité organisées au Maroc pour la première fois ont quelque peu ouvert la boîte de Pandore et ont surtout mis la lumière sur la nécessité d’adapter les pratiques managériales aux règles de la mixité sociale et de l’égalité des chances.

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