Les critères essentiels pour choisir son coach

Le choix d’un prestataire est rendu délicat par la spécificité du métier et sa nouveauté.
Son parcours, ses qualités morales, sa supervision sont fondamentaux
pour le choix d’un coach.

La spécificité du métier de coach, par sa nouveauté, la variété de ses définitions et sa subjectivité, rendent le choix d’une prestation dans ce domaine assez délicat.
Partons néanmoins d’une définition de ce métier qui nous permette d’avoir une représentation commune. «Le coaching est une approche professionnelle qui consiste à aider une personne, un groupe de personnes ou un système donné (entreprise, association…) dans l’optimisation de ses objectifs, en s’appuyant sur ses ressources intrinsèques».
Nous pouvons citer d’autres définitions plus ou moins tournées différemment et nous aurons assez régulièrement cette impression que beaucoup d’utilisateurs du coaching expriment au début : le flou et la subjectivité de la définition… comme l’est l’humain, aurais-je envie d’ajouter.

Dans ce contexte, comment «acheter» une prestation de coaching ? Comment choisir son coach ?

Vu l’impact du coaching sur une personne accompagnée et la subtilité du métier, une extrême exigence est souhaitable vis-à-vis du coach par un utilisateur du coaching (personne, équipe ou structure).
En rencontrant votre coach pour la première fois, explorez avec lui trois critères fondamentaux :

Son parcours

Son chemin d’accompagnateur et de professionnel, sa formation en coaching, ses cadres de référence professionnelles (méthodes, techniques et concepts utilisés) et le cadre déontologique dans lequel il agit.

Son écologie

  Votre coach se fait-il superviser ? A-t-il un lieu de recours avec un superviseur professionnel qui lui permet de recadrer sa pratique, de progresser dans son métier et d’identifier ses «angles morts» ? L’évolution est permanente dans ce métier.

La relation avec le coach

  Nonobstant les compétences du coach, la densité de son parcours, ses formations, ses références professionnelles, il est un critère qui est aussi important que les deux premiers cités : la relation établie avec le coach. Une relation saine en coaching est une relation où le coach est centré sur les enjeux et la problématique du client ainsi que sur son autonomie et le respect de son intégrité. Cela n’a rien à voir avec de la sympathie qui peut être de la complaisance. Dans certaines circonstances, c’est même le contraire qui détermine la compétence et la plus-value d’un coach, à savoir sa capacité à être confrontant. Un repère pour le choix de votre coach, et qui est assez peu utilisé pour appréhender ce troisième critère : l’intuition. Elle n’est pas réductible à quelque indicateur concret ou objectif. Sachons l’écouter et l’explorer.

Une démarche de coaching me paraît être un acte responsabilisant dans la mesure où sa plus-value et ses résultats sont autant la responsabilité du coach (posture, techniques, expériences, éthique, qualités personnelles…) que du coaché (acteur de sa propre solution).
De la manière dont vous aurez choisi votre coach (le coach pouvant refuser de vous accompagner en vous orientant vers quelqu’un d’autre) dépendent aussi les effets du coaching

Youness Bellatif Coach, formateur et superviseur de coach- dirigeant chez Convergence conseil.

Quelques idées fausses à propos du coaching

C’est réservé aux gens qui vont mal
Le coaching s’adresse à quiconque souhaite mettre au jour ses ressources et ses qualités dans l’espoir d’améliorer son efficacité. La démarche sera utile à tous ceux qui vont bien et qui veulent aller encore mieux.

Ça ne concerne que les cadres supérieurs des grosses boîtes
Non ! Mais comme, neuf fois sur dix, ce sont les entreprises qui paient, les sociétés les plus riches sont naturellement les plus consommatrices et réservent en priorité cet investissement à leurs managers.

C’est trop cher pour ce que c’est !
Qu’est-ce qui sera le plus efficace ? 1 DH dépensé dans une formation à des principes et à des outils généraux ? ou 3 DH pour un accompagnement personnalisé par rapport à vos objectifs ? Cela mérite réflexion.

C’est un truc de psy !
Un coach n’utilise pas de techniques de psychanalyse, quelle que soit sa formation. Il ne va jamais chercher dans votre enfance le «pourquoi» de vos comportements, mais se contente de rester dans le «comment» atteindre vos objectifs. Cela étant, il est logique et même recommandé que le coach se soit intéressé à la psychologie avant de proposer son aide.