Les cadres de plus en plus exposés au stress

Selon Régus, 75% des sondés, notamment en Afrique du Nord, constatent plus de maladies liées au stress. Il met en danger la performance et la vie privée.

Il n’est toujours pas considéré comme une maladie professionnelle dans plusieurs pays, mais c’est un mal qui ronge beaucoup de travailleurs. Rares sont ceux qui n’en ont pas souffert. Selon la dernière enquête de Regus, fournisseur mondial d’espaces de travail, réalisée auprès de plus de 20 000 cadres supérieurs et chefs d’entreprises originaires de 95 pays, le stress continue de provoquer des dégâts.

Les troubles du sommeil se répandent

En effet, 75% des sondés, notamment en Afrique du Nord, constatent plus de maladies liées au stress (problèmes de santé comme l’obésité, les maladies cardiaques, la maladie d’Alzheimer, le diabète, la dépression, des problèmes gastro-intestinaux et l’asthme) depuis le début de la crise économique. Autre conséquence de ce mal-être, 22% des répondants ont peur de perdre leur emploi, 29% ont moins confiance dans leur secteur d’activité, 36% des personnes interrogées déclarent que leur famille et leurs amis ont remarqué qu’ils sont stressés par leur travail et 56% estiment que le stress a un impact négatif sur leurs relations personnelles avec leurs collaborateurs.

Le cabinet explique que la conjoncture économique de plus en plus difficile en Occident et le taux de croissance record des pays émergents ont mis, un peu partout, une certaine pression sur les entreprises et leurs collaborateurs. Les travailleurs doivent faire plus avec moins, et nous sommes arrivés à un point où beaucoup sont proches du burn-out.

Il n’est pas surprenant que les inquiétudes liées au travail, et les troubles du sommeil qu’elles provoquent, font des ravages dans la vie privée des travailleurs. Les entreprises proactives qui luttent contre le stress au travail ont de grandes chances de pouvoir compter sur des collaborateurs en meilleure santé et de réduire l’absentéisme.