Les bons DRH : Avis de Jean-Marie Schmidt, Administrateur de Lafarge Maroc

Un bon DRH est celui qui saura établir un climat de confiance aussi bien avec son DG qu’avec les collaborateurs

Pour que le binôme puisse bien fonctionner, DG et DRH doivent nécessairement partager le même système de valeurs et s’accorder sur le fait qu’il existe une certaine harmonie entre leurs visions sur la gestion de l’entreprise. Pour cela, quelques points essentiels doivent être respectés. D’abord partager la conviction commune que les hommes et les femmes constituent la principale richesse de l’entreprise, qu’ils contribuent à sa performance et qu’ils doivent être traités comme tels et non pas comme une variable d’ajustement du management. Deuxième point, s’entendre sur le rôle de la fonction RH pour que le binôme ait les mêmes attentes. Ils doivent également partager les mêmes valeurs qui peuvent parfois être exprimées de façon notoire, mais souvent difficiles à faire vivre au quotidien, comme le respect et l’écoute des collaborateurs, le refus absolu de la formation des clans et baronnies au sein de l’entreprise, le refus de mettre en compétition les collaborateurs mais plutôt susciter le travail d’équipe avec toute la liberté d’expression nécessaire et la diversité des rapports humains qu’impliquent ces groupes.

Un bon binôme fonctionne bien lorsqu’il existe une confiance mutuelle entre les deux responsables. Chacun s’accorde à reconnaître à l’autre le droit à l’erreur ; chacun s’offre la possibilité de dire aussi bien oui que non. Les confrontations d’idées et de points de vue, sources d’enrichissement et d’approfondissement d’un projet, ne peuvent avoir lieu et aboutir que dans une relation de confiance.

Un bon DRH est celui qui saura établir un climat de confiance aussi bien avec son DG qu’avec les collaborateurs. Cette relation de confiance n’est autre que le reflet d’un bon climat social. En tant que relais entre les attentes des collaborateurs et celles du management, le DRH a une réelle utilité pour l’entreprise. On peut dire que l’intensité de la relation du binôme DG/DRH peut être forte, voire plus forte que dans les autres binômes de l’équipe de direction.