Les bienfaits du sport sur le travail : Avis de Mohamed Zarqaoui, directeur du centre IRIFIV

Mon équilibre passe par cette dépense énergétique à  travers le sport.

Je pratique les raids multi-sports depuis plusieurs années, j’en suis à ma septième participation internationale qui est la Transmarocaine. J’ai commencé mon parcours sportif à l’âge de 12 ans par la course à pied, tôt le matin. A 18 ans, j’ai fait mon premier trek de 26 jours dans le Moyen-Atlas, suivi par plusieurs autres treks qui m’ont fait découvrir les montagnes marocaines, puis les Alpes où j’ai appris les sports de glisse tout en faisant mes études de médecine. J’ai pratiqué la planche à voile, le foot, la voile de haute mer (transatlantique sur voilier en 1992), la plongée et la course demi-fond en club en France. En rentrant au Maroc, avec des amis passionnés de courses à pied, j’ai rejoint le Club marocain des coureurs de fond.

Depuis, je suis passé au marathon et semi-marathon avec un premier marathon à Berlin que j’ai parcouru en 3h28. De même que pour améliorer l’endurance, j’ai fait le marathon des sables avec comme objectif de courir les 42km en moins de 3 heures. Depuis, j’ai atteint cet objectif pour la première fois au marathon de Rome, je l’ai amélioré par la suite à Amsterdam (2h55). J’ai également fait 3h13 à New York…

Le sport reste pour moi un excellent moyen pour déstresser et retrouver du tonus quand ça ne va pas. Au départ, l’amour de la montagne était le plus fort mais l’arrivée d’une discipline où il y a la course, la randonnée et la découverte de la nature avec un zeste d’aventure m’a fait abandonner le bitume pour des chemins de montagne et les horizons infinis..

Bien évidemment, toutes ces activités apportent un plus sur le plan professionnel. Quand on a la chance d’être petit dormeur (5 heures par jour), j’en profite pour commencer ma journée très tôt le matin. A 8 heures, je suis au boulot. En plus, ma famille est compréhensive. Mes proches admettent que mon équilibre passe par cette dépense énergétique. L’exercice me permet de tenir le rythme de travail et d’être zen face aux situations stressantes, qui sont nombreuses dans mon métier.
C’est pourquoi je conçois que l’équilibre passe par un ensemble d’éléments qui doivent nous permettre de bien vivre tout en supportant les aléas de la vie. J’ai toujours pour devise une citation d’Omar Al Khayyam qui dit que la vie a deux dimensions : la longueur qui se mesure par le temps et l’épaisseur qui se mesure par les passions. Alors, à défaut de longueur, vivons passionnément tout en ayant de l’épaisseur.