L’Ecole de gouvernance de Rabat veut rendre la filière plus attrayante

Les études sont ouvertes à  tous les types de bac, mais il faut une moyenne de 14/20. La formation dure 5 ans, la troisième se fait à  Sciences Po-Paris. Les frais de scolarité sont de 65 000 DH par an.

«On ne forme pas uniquement des cadres pour le secteur de la fonction publique. Les lauréats de sciences-po peuvent travailler aussi bien dans la banque, la finance, les organisations internationales, les cabinets de conseil et d’audit ou dans des PME». C’est en ces termes que Mathilde Bereni, directrice des études au sein de l’Ecole de gouvernance et d’économie de Rabat (EGE), met en évidence la diversité des débouchés que peut offrir la filière.
L’école qui a ouvert ses portes en 2008  offre une formation de cinq ans, dont la troisième année qui se fait systématiquement à Sciences-Po Paris, le partenaire de référence de l’EGE Rabat. Sciences-Po Paris accueille 30% de la promotion de l’EGE Rabat sur son campus et vice versa. «Les étudiants marocains ont également la possibilité d’intégrer d’autres universités prestigieuses comme Sussex University en Grande-Bretagne, l’Université de Montréal ou Queen’s University au Canada et Freie Universität  en Allemagne ; au total près de 350 universités dans le monde», ajoute la même source.
L’école offre également plusieurs options en quatrième année comme les affaires publiques, les financements internationaux de projets dans les pays émergents ou les stratégies territoriales et urbaines durables. L’école est ouverte aux bacheliers, toutes filières confondues, à condition d’avoir une bonne moyenne au bac (généralement une moyenne supérieure à 14/20).

Possibilité pour les étudiants méritants d’obtenir une bourse

Les étudiants trilingues sont cependant privilégiés car le système pédagogique accorde une grande importance aux langues et surtout à la culture générale. Pour Mme Bereni, les étudiants doivent être formés aux grandes problématiques qui touchent l’économie mondiale, les pays émergents, les relations internationales, les affaires publiques mais aussi les questions locales comme la question de l’islam, la décentralisation, le monde rural et bien d’autres. En 2009 l’EGE Rabat a accueilli en première année près de 30 étudiants. Cet effectif a doublé pour l’année universitaire 2009-2010.
«Nous formons à une plus grande diversité de métiers. Un lauréat de l’école qui travaillera dans le cadre d’un projet de développement rural, par exemple, doit avoir les compétences nécessaires pour communiquer avec les responsables d’une wilaya, une commune, un holding ou une organisation internationale comme le PNUD pour trouver des financements. C’est dire qu’on forme de hauts cadres», souligne Mme Bereni. A noter que les frais de scolarité s’élèvent à près de 65 000 DH par an. Mais un système de bourses existe et les étudiants les plus méritants peuvent bénéficier d’une gratuité de la scolarité. «Nous avons mené une campagne de sensibilisation dans les diverses régions éloignées afin d’attirer les meilleurs bacheliers qui avaient de bonnes notes au baccalauréat mais qui malheureusement n’avaient pas les ressources financières nécessaires pour intégrer l’école», poursuit la même source.