Le télétravail encore peu prisé au Maroc, malgré ses avantages : Avis de Hamid Jafour, Consultant senior à  Valoris Conseil

Peu d’opportunités pour le télétravail.

Combien de fois beaucoup d’entre nous n’ont-ils pas souhaité rester travailler à la maison… C’est presque devenu un «saint Graal» que de vouloir faire avancer sa carrière, ses affaires et son patrimoine intellectuel et financier, dans un cocon privé, loin des divergences et des agressions de la vie extérieure… !

Habituellement, quand vous surfez sur le Net à la recherche de «télétravail», les annonces vous vantent le mérite de tel ou tel activité (téléopérateur à domicile, traducteur, saisie pour questionnaires…). Mais il est diffcile d’imaginer un poste de directeur général, basé à domicile. Pour garder son statut de cadre ou de dirigeant, il faut encore compter sur son bon vieux réveil-matin… et en avant la galère !

Sauf que parfois, on se met au télétravail sans l’avoir réellement structuré. Par exemple en cette période de congés, c’est le télétravail sur lieu de villégiature qui se développe comme chaque été.

Les fermetures annuelles d’entreprises se faisant moins courantes, le travail continue même au bord de la piscine pour faire le point sur des dossiers en cours…

Ceux qui travaillent avec l’international connaissent aussi les conférences call à minuit avec une filiale basée à l’autre bout du monde.
Mais à bien y penser, cette forme d’organisation n’est pas sans problème. Le risque est que le temps de travail déborde sur celui qui est alloué à la vie privée ou vice versa.

Seuls quelques patrons d’entreprises se permettent aujourd’hui de travailler à domicile, mais c’est souvent parce qu’ils ont aménagé un espace fermé et coupé du reste de la maison, qu’ils ont le plus souvent transformé en bureau.