Le «Knowledge management» pour mieux partager les connaissances

Les entreprises gèrent des flux importants d’informations et de connaissances, d’où la nécessité de mettre en place une démarche de Knowledge management. Celle-ci répond à  un objectif majeur : capitaliser le transfert des connaissances.

Au début des années 80, une nouvelle notion est apparue dans le monde des ressources humaines et du développement des organisations : celle du Knowledge management. Parce qu’il est indispensable d’organiser, de mémoriser et partager les savoirs créés par l’entreprise, le Knowledge management s’avère sans contexte une démarche clé de l’entreprise.

Au Maroc, la question ne se pose pas pour certaines entreprises, surtout les plus structurées. «Les entreprises gèrent de plus en plus des flux importants d’informations et de connaissances et donc la démarche répond généralement à trois objectifs : préserver les savoirs et savoir-faire de l’entreprise, assurer le transfert de compétences et surtout éviter de créer des dysfonctionnements majeurs en cas de départs», souligne Houcine Berbou, directeur associé au sein du cabinet LMS ORH.

Aujourd’hui, la connaissance se partage à l’échelle mondiale

Les outils de Knowledge management ne manquent pas. Si les solutions de gestion de contenu (parfois désignées par les termes ECM pour Enterprise content management ou CMS pour Content management system) sont les plus utilisées, le développement de plates-formes de e-learning participent de plus en plus à l’élaboration d’une meilleure gestion des connaissances, tout comme les solutions d’automatisation de la veille, voire les progiciels de Business Intelligence.

Ceci dit, au-delà des outils utilisés à l’échelle d’une organisation, ou d’une communauté, on a récemment vu naître des outils de KM à l’échelle mondiale. Ceci notamment avec l’utilisation de plus en plus massive des réseaux sociaux tels que Twitter ou autres. Du Knowledge management social à grande échelle. Par exemple, le groupe L’Oréal s’est lancé dans le déploiement d’un projet pilote de réseau social d’entreprise il y a plus de deux ans. Les dirigeants voulaient proposer des outils collaboratifs à tous les salariés de l’entreprise. Mais ces derniers également souhaitaient disposer d’un outil leur permettant de mieux travailler ensemble. Autre exemple, celui de Renault qui a mis en place plus de 700 intranets de publications, 10 000 espaces de projets et de travail collaboratif et de nombreux outils visant à accroître le niveau d’interactivité (vidéos, blogs, messagerie instantanée, conférence Web…) afin de favoriser les pratiques collaboratives.