L’audace, un principe de management incontournable

Avoir le goût du risque, oser de nouvelles choses, se démarquer ou encore innover, plus que jamais faire preuve d’audace est dans l’air du temps. L’audace n’est pas seulement l’affaire des managers, les collaborateurs doivent en avoir.

Avoir le goût du risque, oser de nouvelles choses, se démarquer ou encore innover, plus que jamais faire preuve d’audace est dans l’air du temps.

Qu’on soit dirigeant d’entreprise, cadre ou employé, opter une démarche téméraire en se libérant du conformisme peut parfois être bénéfique. Après tout, le dicton dit bien que la chance sourit aux audacieux.

Un spécialiste des ressources humaines aime bien raconter cette anecdote. L’idée d’élargir l’ouverture d’un tube de dentifrice d’une grande marque internationale n’est pas venu du directeur marketing, encore moins du directeur général. Un simple ouvrier avait émis l’idée dans la boîte à idées. Heureusement qu’elle n’est pas tombée dans l’oreille d’un sourd puisqu’elle a été retenue par la suite. Du coup, l’entreprise a multiplié ses ventes et a réalisé des bénéfices sans précédent.

Moralité, l’audace est avant tout portée par les initiatives individuelles. C’est en tirant profit de la créativité, de l’expertise et de la vision de chacun que l’entreprise aura le plus de chances de rester innovante, agile et audacieuse à tous les niveaux. Les collaborateurs portent aussi un regard parfois plus objectif sur ce qui se fait dans d’autres départements et d’autres métiers. Mais il faut leur faire confiance.

L’audace permet d’être proactif

«L’essentiel est de mettre en place un cadre et une culture propice à l’émergence d’idées, de faire preuve de souplesse», recommande Malgorzata Saadani, coach ICC et DG du cabinet ANC Communications.

L’encouragement de l’innitiative individuelle passe aussi par le développement de certaines attitudes comme la curiosité, l’intuition, l’expression libre des idées, l’écoute des autres… «Il est important aujourd’hui de cultiver ces attitudes et de les partager avec les autres, d’encourager une culture favorable à l’expression des idées nouvelles, même les plus farfelues», fait noter Zakaria Fahim, DG du cabinet BDO.

Malheureusement, certains managers aiment s’entourer de collaborateurs moins brillants qu’eux. Ils n’aiment pas l’on leur fasse de l’ombre. Par conséquent, ils marginalisent ceux qui brillent. A l’heure où l’entreprise est de plus en plus ouverte à la connexion des intelligences, seul le choix de l’audace peut permettre aux managers d’anticiper et surtout de créer sur le terrain une authentique culture de la performance créative.