L’alternative «éthique» à  l’économie capitaliste

La finance islamique est une finance qui remet l’individu et la collectivité au centre des préoccupations des décideurs et des opérateurs.

«La finance islamique est une finance qui remet l’individu et la collectivité au centre des préoccupations des décideurs et des opérateurs». C’est par cette phrase que l’auteur vise à démontrer l’essence même de la finance islamique qui, selon lui, ne se contente pas d’être une éthique temporelle liée à un groupe de personnes, mais vise à offrir des solutions précises à une problématique économique touchant une large communauté d’individus, voire des nations entières.

Au moment où le débat au Maroc bat son plein à propos de la création de banques islamiques, Youssef El Hazzaouni s’attache à démontrer que le sujet n’est pas à appliquer de façon homogène dans tout pays musulman, le Maroc obéissant à une logique totalement différente du point de vue de son économie, de ses relations avec les pays européens et de ses actions culturelles.

Par ailleurs, face à la décision des autorités monétaires marocaines de prioriser les banques de détail et les services aux particuliers dans le processus d’intégration de la finance islamique, l’auteur rappelle qu’en cette phase de développement économique, il est primordial d’accorder une importance forte aux banques d’affaires et banques d’investissement et accompagner la croissance du pays par des moyens adaptés à l’idéologie commune.

Ainsi, par opposition au capitalisme qui, selon l’auteur, «légitime la finalité purement financière de toute action humaine», la finance islamique, en tant qu’alternative aux modes de financement classiques, vise à «moraliser l’économie capitaliste en apportant des corrections» tant sur le plan éthique qu’économique. Un ouvrage d’actualité, réalisé par un expert en la matière.