La vérité sur la crise grecque

Face aux informations alarmistes dont nous abreuvent les médias concernant la crise grecque, on est en droit de s’interroger :

Pourquoi un si petit pays influe-t-il autant sur la crise qui secoue l’Europe ? Comment en est-il arrivé là ? Comment les grandes instances qui régissent les affaires économiques et politiques de la zone euro n’ont-ils pas perçu plus tôt les premiers signaux d’alerte ? Et surtout, y a-t-il des raisons de se montrer optimistes quant au sort de la Grèce ?

Voici un ouvrage indispensable pour comprendre les tenants et les aboutissants de ce sujet. L’on y apprend que les Grecs ont fait perdurer l’habitude de flouer le collecteur d’impôt de l’Empire ottoman à l’époque où ce dernier colonisait le pays, creusant là un gouffre monumental dans les finances publiques, déjà gangrenées par la corruption et le clientélisme. Que l’or de la Banque nationale de Grèce a été fauché par les Nazis et jamais restitué. Qu’une grande banque de Wall Street soufflait au gouvernement grec la meilleure manière de maquiller ses comptes pour continuer à emprunter toujours plus. Que l’Union européenne a tôt fait preuve d’un excès de tolérance quant aux problèmes financiers de la Grèce… Maintenant que tout est dévoilé, les questions les plus importantes subsistent, auxquelles cet ouvrage apporte quelques éléments de réponse : Que faire pour sauver la Grèce ? Quelles réformes administratives et fiscales mener pour sortir le pays du marasme ? Comment permettre à la population grecque d’échapper à la misère ?

«La dette odieuse», Jason Manolopoulos, éditions Pearson, 404 pages, 180 DH.