La règle quand on recherche un emploi : s’appuyer sur les réseaux

Famille, amis, relations, associations d’anciens élèves, toutes les pistes doivent être exploitées.

Famille, amis, voisins, anciens collègues, forums, membres d’associations, enseignants, personnes rencontrées en voyage ou en vacances, vous connaissez, de près ou de loin, au moins une dizaine de personnes utiles. Faites le point.

Ce qu’il ne faut pas faire
Se plaindre ou quémander : «Cela fait des mois que je cherche. Je n’ai aucun contact…», «Vous ne pourriez pas me donner une petite chance ?», «Je cherche du boulot… tu ne pourrais pas m’aider ?…».
Croire que la personne contactée est au courant de tout ce qui se passe dans son entreprise. Dans une agence, par exemple, l’activité du siège n’est pas forcément connue.
Se tromper d’interlocuteur : solliciter une recommandation à une personne qui ne vous connaît pas bien…
Le harcèlement, l’abus : relancer dix fois une personne qui manifestement ne veut pas ou ne peut pas vous aider ou en faire plus.
La prise de contact trop rapide, «pour ne pas importuner», mais qui n’apporte rien : votre interlocuteur ne sait pas forcément tout de suite ce qu’il peut faire pour vous.

Ce qu’il faut faire
Déterminez de façon précise l’objet de votre prise de contact : quelle est la capacité de la personne contactée à répondre à votre demande ?
Mettez-vous systématiquement «à la place» de la personne contactée : quel est son intérêt à répondre à votre demande ?
Restez «dans le ton» de la relation nouée avec l’interlocuteur. Soyez, selon les cas: amical, chaleureux mais réservé, professionnel.
Ne confondez pas «piston» et relation. Faites une demande précise (une information, une mise en contact, une recommandation).
Annoncez à votre interlocuteur que vous le recontacterez. Convenez d’un délai : «8 jours sont-ils suffisants pour que vous ayez les renseignements sur les postes vacants chez vous ?», «Puis-je vous rappeler ultérieurement ?».
Informez des suites données, des résultats obtenus.
Remerciez de l’aide apportée. Montrez-vous disponible pour rendre service à votre tour.

  S’informer utilement est essentiel pour augmenter ses chances pour l’obtention d’un emploi. Annuaire, internet, publicité, article de presse, réseaux d’amis, rapports d’activité, les sources d’information ne manquent pas. Autant d’atouts à mettre à son actif pour être efficace dans sa recherche.

Ce qu’il ne faut pas faire
Entrer en contact (par écrit, par téléphone) avec une entreprise, sans rien savoir d’elle.
Chercher des informations au hasard sans savoir ce que vous cherchez ni à quoi ces informations vont servir.
Monter une documentation chez vous, avec des dossiers complets sur chaque entreprise contactée : toutes les informations ne sont pas utiles.
Attendre, pour démarrer votre recherche, de vous sentir suffisamment bien informé sur le secteur visé : rien n’empêche de vous informer en même temps que vous agissez.
voquer des informations dont vous n’êtes pas certain.
Demander à vos relations des informations qu’elles n’ont pas : mieux vaut réfléchir à ce qu’elles peuvent savoir, en raison de leur métier, de leur parcours, de leur propre réseau.
Inutile de rechercher tous les chiffres concernant une entreprise qui vous reçoit : parler du bilan et du taux d’investissement à un responsable du recrutement ou à un chef de service technique ne vous profitera guère.

Ce qu’il faut faire
Utilisez les moyens, les outils, les sources d’information à votre disposition : documentation, contacts directs, annuaire, rapport d’activité, lettre d’informations ou informations venant de votre réseau de relations…
Variez leur utilisation pour augmenter la qualité de vos informations.
N’essayez pas de présenter un argumentaire (dans une lettre de motivation ou en entretien) sans connaître l’entreprise, le métier, le secteur d’activité dans lequel vous voulez travailler.
Soyez prudent en utilisant une information dont vous n’êtes pas sûr. Dites : «Il me semble…», «Je suppose…», «Je crois savoir…».
N’hésitez pas à citer vos sources, le cas échéant. Ecrivez ou dites, par exemple : «Le mensuel X estime que…», ou «D’après des relations que j’ai contactées et qui exercent ce métier, (…)».

  Ne vous focalisez pas uniquement sur les annonces presse. Près d’une embauche sur deux se fait sans publication ni affichage. A cet effet, sachez vous différencier par rapport aux lots de demandes que recoivent fréquemment les entreprises.

Ce qu’il ne faut pas faire
Les démarches «standard», les approches identiques pour des entreprises différentes.
Les formes inadaptées à la «culture» de l’entreprise : l’excentricité dans des secteurs «austères», le porte-à-porte dans les milieux où l’on ne reçoit que sur rendez-vous…
La candidature qui ne parle que de vous (ce que vous êtes, ce que vous faites) en omettant d’expliquer en quoi vous pouvez être utile à l’entreprise.
L’oubli d’un engagement pris : rappeler le vendredi alors que votre interlocuteur avait proposé le milieu de semaine.
L’agressivité ou la plainte : «Vous n’avez pas répondu à mon courrier», «Accordez-moi au moins un entretien !».
Abuser du temps de votre interlocuteur : un courrier trop long, un contact téléphonique au cours duquel vous vous «racontez» trop…

Ce qu’il faut faire
Soignez la présentation quelle que soit la forme d’approche retenue (qualité du papier, de l’écriture, des photocopies).
N’hésitez pas à appeler les standards et secrétariats pour obtenir les renseignements nécessaires (un nom, un détail sur l’organisation de l’entreprise…)
Personnalisez votre message en recherchant le nom de la personne à contacter, en lui parlant d’elle, de son besoin, de son activité…
Adoptez une attitude «commerciale» : vous ne quémandez pas un emploi. Vous proposez vos services et vos compétences.
Préférez la forme dans laquelle vous êtes à l’aise et la plus adaptée à votre interlocuteur.
Soyez direct, concret : illustrez vos arguments en évoquant des faits, des résultats, des chiffres…
N’abandonnez pas le terrain après une première initiative : relancez, suivez vos candidatures.