La gouvernance d’entreprise sous la loupe du cabinet Heidrick & Struggles

Le cabinet analyse 314 entreprises dans 11 pays européens : composition du
conseil d’administration, style de management, rémunérations…

Les femmes
restent peu représentées dans les conseils d’administration.

Tous les deux ans, Heidrick & Struggles, l’un des premiers cabinets mondiaux de conseil en recrutement de cadres dirigeants et de conseil en entreprise, établit une cartographie complète et objective des meilleures pratiques de gouvernance d’entreprise. Depuis 1999, il publie ce que l’on peut considérer comme un «baromètre» des pratiques dans ce domaine de 314 entreprises cotées en Bourse dans 11 pays européens. Les études du cabinet se fondent sur les rapports d’activité annuels de chaque société, de façon à  disposer d’une vue d’ensemble complète et fiable. Le cabinet a ainsi analysé, pour toutes les entreprises évaluées, un certain nombre de paramètres comme la composition du conseil d’administration, le style de management, les rémunérations, l’évaluation des conseils.

Convergence des pratiques de gouvernance
L’étude 2007, intitulée Corporate Governance in Europe, raising the bar ?, présente les évolutions récentes de la gouvernance d’entreprise en Europe et ouvre de nouvelles perspectives pour l’avenir. Ainsi, cette cinquième édition de l’étude a mis l’accent sur des tendances de fond communes à  l’ensemble des pays analysés.

Le premier constat concerne les standards de gouvernance : ils progressent partout et de façon significative. De façon générale, les pratiques se professionnalisent et gagnent en rigueur. La convergence des pratiques de gouvernance, tant au niveau européen qu’entre les différentes entreprises d’un même pays, est la deuxième tendance forte qui ressort de l’étude. Toutefois, certains particularismes nationaux persistent, principalement liés à  des raisons historiques et culturelles.

L’étude 2007 met l’accent sur quelques grandes évolutions, tout d’abord en matière de composition des conseils d’administration. La part des administrateurs indépendants (11% en moyenne en Europe) ou l’internationalisation des conseils (18% en moyenne d’administrateurs étrangers) ont sensiblement progressé depuis 2005.

La durée des mandats (3,2 ans en moyenne) a également enregistré des évolutions notables en deux ans. La fréquence des réunions s’est stabilisée (8,7 par an) et le niveau d’absentéisme est très variable selon les pays.

Enfin, le nombre de femmes siégeant aux conseils d’administration progresse lentement. La moyenne européenne s’élève en 2007 à  8,4% de femmes administrateurs, soit une hausse d’un point en deux ans, avec de grandes disparités par pays. La Suède compte 21% de femmes dans ses conseils d’administration, l’Italie seulement 2%.

L’évaluation des conseils d’administration est la principale tendance émergente. En effet, on note que 44% des conseils d’entreprises européennes ont été évalués, dont 38% en 2005. Cette pratique concerne 100% des sociétés suédoises, 88% des sociétés anglaises et 50% des entreprises françaises du CAC 40 en 2005.