La finance attire toujours les jeunes diplômés européens

D’après une enquête en ligne réalisée en mai et juin par eFinancialCareers.com sur leurs aspirations professionnelles dans le secteur de la finance, les étudiants européens ambitionnent toujours de trouver un emploi dans ce secteur, malgré la crise et les critiques acerbes sur les pratiques des grandes institutions. Plus de 600 étudiants ont participé à cette enquête, menée dans
3 pays européens (France, Angleterre et Italie).
Environ 74% des étudiants britanniques, 76% des Italiens et 80% des Français sont prêts à intensifier leur recherche pour décrocher un travail dans les finances après l’obtention de leur diplôme.
Seulement 4% des étudiants italiens et 9% des Français ont avoué être gênés d’annoncer leur décision de travailler en banque d’investissement à leur entourage. En revanche, plus d’un tiers des étudiants anglais ont du mal à expliquer leur choix à leurs amis. Les faillites retentissantes qui ont eu lieu en Angleterre (Northern Rock par exemple) et les scandales qui ont éclaboussé les milieux financiers n’y sont pas étrangers. Néanmoins, Londres (la City) reste la place financière la plus désirée par les futurs jeunes diplômés européens, même si elle est moins attractive. En effet, 82% des étudiants anglais et 53% des étudiants français souhaitaient débuter leur carrière à la City au début de leur cycle universitaire. L’enquête révèle qu’ils ne sont plus que 65% en Angleterre et 41% en France à la citer comme place principale. Quant aux Italiens, ils ont inscrit Milan comme une place de premier choix et Londres en deuxième position.
Pour ce qui est des institutions financières dans lesquelles les jeunes diplômés aimeraient débuter leur carrière, Goldman Sachs est plébiscité par les étudiants français et anglais.
Ils le situent bien avant leurs groupes bancaires nationaux, BNP Paribas et Barclays. Par contre, les étudiants italiens visent en premier lieu BNP Paribas et le Crédit suisse.
On relève également que  plus de la moitié des étudiants italiens et britanniques seraient prêts à travailler gratuitement pour s’assurer un premier emploi.