Knowledge management : Avis de Abdelillah Sefrioui, DG d’Axe RH

« Aujourd’hui, le Knowledge management se limite à  la multiplication des manuels de procédure »

De nos jours, les entreprises sont de plus en plus sensibilisées sur la formalisation de certains procédés de fabrication ou procédures de travail, d’où la multiplication des manuels de procédure. Ceci dit, la gestion des connaissances n’est pas aussi développée comme on peut le souhaiter car la plupart des entreprises, surtout industrielles, ne font que suivre les directives édictées par les autorités compétentes ou encore les procédures des multinationales. Dans le secteur pharmaceutique par exemple, plus l’entreprise détient de brevets de fabrication, plus la démarche de gestion des connaissances est développée car il s’agit de préserver un savoir-faire important pour l’entreprise.

D’autre part, la diversification des outils collaboratifs notamment dans le domaine des nouvelles technologies d’information et de communication ont quelque peu révolutionné le domaine du knowledge management. Diversifier les outils de formation et d’apprentissage est un moyen de transmission du savoir dans l’entreprise. Pour exemple, j’ai développé des outils didacticiels dans des domaines variés comme le management, les ressources humaines ou encore plus techniques, entre autres, la compréhension de l’arbre des causes dans l’analyse des accidents de travail et la gestion administrative (élaborer un budget, élaborer un tableau de bord ou un dossier de crédit) accessibles directement par internet ou par un support multimédia.

La particularité de cette méthode d’e-learning, appelée rapid-learning est que les contenus peuvent être créés et traités dans un temps très court (d’où son nom) et à moindre coût.
En quelque sorte, elle libère l’apprentissage des contraintes liées au temps et à l’espace, en particulier pour les entreprises disposant de plusieurs sites et qui doivent, pour certaines formations, déplacer des collaborateurs d’une ville à une autre alors qu’ils peuvent accéder directement au contenu des programmes là où ils se trouvent.

L’entreprise a certes à déployer de grands efforts en matière de développement des compétences de ses salariés, mais il existe, en permanence, des besoins en compétences latents qui ne sont pas satisfaits et auxquels le dispositif traditionnel de la formation en présentiel ne répond pas. Ces dysfonctionnements apparaissent lors de la mise en place d’une nouvelle procédure, quand un collaborateur prend une nouvelle fonction ou lorsque l’on modifie ou que l’on met en place un nouveau système d’information… Le rapid-learning permet ainsi de formaliser le savoir-faire et de faciliter une meilleure transmission des connaissances à certaines catégories de collaborateurs. C’est aussi un moyen complémentaire du tutorat par exemple.