Karim El Ibrahimi : «Les réseaux sociaux constituent désormais de véritables outils de veille pour le recrutement»

Les études à  l’international ont montré que les recruteurs passeraient de moins
en moins de temps sur les annonces d’emploi pour se concentrer de plus en plus
sur les réseaux sociaux.

Les réseaux sociaux constituent actuellement de véritables plateformes d’échanges, de partage de connaissances et d’informations. Les nouveaux profils, notamment la population des cadres supérieurs, ingénieurs, chefs de projet, techniciens spécialisés… trouvent particulièrement leur place dans ces réseaux de contact. C’est d’ailleurs un phénomène qui ne cesse de se développer un peu partout dans le monde.

On est passé des sites à usage personnel comme Facebook vers d’autres sites plus professionnels comme Viadeo ou encore LinkedIn. Au départ, ces réseaux étaient destinés à mettre en relation des managers sortant d’une même école ou représentant une même profession. Par la force du développement des technologies de l’information, ces outils ont pris de l’ampleur et, par la force des choses, sont devenus de véritables outils de recrutement.
D’un autre côté, les études à l’international ont montré que les recruteurs passeraient de moins en moins de temps sur les annonces d’emploi pour se concentrer de plus en plus sur les réseaux sociaux. L’avantage est qu’ils permettent d’atteindre un large public aussi bien national qu’international.

Certains sites comme LinkedIn constituent des outils de veille RH très importants où les entreprises peuvent s’offrir des profils rares, difficilement repérables par les outils classiques. A mon avis, le premier avantage qu’on peut en tirer est que ces outils permettent de récolter un maximum d’informations sur les candidats que ce soit sur le plan professionnel ou extra-professionnel. Il me semble que le réflexe «moteur de recherche» soit désormais acquis : les professionnels sont devenus habitués à chercher de l’information.

Personnellement, j’ai deux comptes, le premier sur Facebook et le deuxième sur LinkedIn. J’utilise principalement le deuxième pour développer des opportunités d’affaires. Jusqu’à ce jour, je n’ai pas encore recruté un candidat à travers ce réseau même si je reçois de nombreuses candidatures via ce canal.

Il faut dire que ces réseaux resteront des compléments de recherche pour les recruteurs. En d’autres termes, je pense que les canaux classiques de recrutement (annonces presse, cabinets de recrutement, sites de recrutement…) auront toujours leur place et que les réseaux sociaux ne viennent qu’en dernier lieu pour compléter la recherche.