« Je suis trop sensible ! »

J’ai déjà  derrière moi 7 ans d’expérience professionnelle et je me débrouille pas trop mal. Si ce n’est mon «hyper sensiblerie» qui me mène à  des situations parfois très difficiles.
En fait, je suis troublée assez rapidement et surtout déstabilisée. Il n’est pas rare que je fonde en larmes. C’est vrai que j’ai beaucoup de pression dans mon travail, mais je vois bien que cette hyper sensibilité me freine dans ma carrière et que je n’aurai jamais de job de manager si je ne sais pas être «plus dure»…
G.T. – Casa

Même si cela peut paraître «insensé», il faut dire que nous sommes et restons tous des humains face aux aléas de la vie, la seule différence avec d’autres c’est la «taille» de notre carapace !

Vos déclencheurs

Pour pouvoir mieux gérer vos émotions, vous devez avant tout détecter vos «déclencheurs de sensibilité» car, en faisant cela, vous saurez anticiper sur certains évènements «prévisibles».
Ainsi, si vous savez qu’une attitude spécifique comme le manque d’empathie, l’injustice, l’égoïsme… vous place en mode «hors de contrôle», vous ne serez plus prise au dépourvu mais saurez que vous allez vivre un moment «déclencheur».
Aussi, durant une quinzaine de jours, observez-vous ! Notez chaque événement qui aura déclenché votre sensibilité, détaillez votre réaction, les pensées que vous avez eu et ce que vous auriez pu faire différemment. Puis établissez une liste de «vos déclencheurs» : apprendre à mieux se connaître est le premier pas vers la maîtrise de soi !
Après, tout est question de préparation…
On ne peut contrôler ses émotions si on est dans un état de stress important.

Travailler sur vous-même

Vous devez avant tout gérer votre stress et d’abord en vous organisant mieux, car une personne débordée est rarement «zen» !
Et pour changer votre «réponse automatique» à ces déclencheurs, et bien vous devez vous préparer à trouver une «figure de remplacement» !
Ainsi, vous avez tendance face à un manager froid et (trop) exigeant à perdre vos moyens et ne pas savoir gérer «son ingratitude» et donc à bafouiller des excuses pour justifier le retard d’un livrable puis à fondre en larmes : alors préparez cette réunion et devancez ses griefs en expliquant par des faits les raisons de ces retards et les solutions de remplacement et surtout ne le prenez pas personnellement, un reproche qui vous est fait ne veut pas dire que l’on vous dénigre en tant que personne mais simplement que certains aspects de votre travail sont à revoir. «It’s all about business», n’est ce pas ?
Alors, entraînez-vous si besoin à formuler votre argumentation. Quelques minutes avant la réunion, dans un endroit calme, fermez les yeux et projetez-vous dans cette réunion, visualisez chaque moment, chaque échange et aussi ce que vous ressentirez une fois cette entrevue terminée : zen, en «contrôle» et c’est avec cette sensation de dépassement que vous devez être pour démarrer ces échanges !

H to H Generation !

Votre sensibilité –à ne pas confondre avec sensiblerie– est aussi un atout! Car elle vous permet de «sentir les choses» et d’être ainsi plus proche des attentes de vos interlocuteurs. Alors n’en faites surtout pas votre «ennemi n°1», cette sensibilité peut et deviendra avec le temps un de vos meilleurs atouts, et ce, dans des domaines aussi variés que la vente, la gestion d’équipe, la capacité à gérer des conflits, à accompagner le changement…
Aussi, ne rejetez pas cette part d’humanité qui est en vous, sachez simplement l’utiliser différemment….
Vous n’avez pas besoin d’être «dure» pour devenir manager : vous avez besoin d’être performante, de savoir fédérer les équipes, les motiver à se dépasser et c’est aussi avec votre sensibilité que vous y arriverez!n

A vous de jouer !