Ilham Zhiri : «Les jeunes ne prennent pas souvent conscience des challenges qui leur sont offerts»

Ilham Zhiri : Gérante Administrateur de l’Imprimerie Almaarif.

Volatile ! c’est la première caractéristique qui me vient à l’esprit quand on évoque cette nouvelle génération. Autre caractéristique, l’impatience : l’impatience de progresser, d’apprendre de nouvelles choses. Les «Y» ne sont pas prêts à s’ennuyer à un poste pendant deux ans sur la seule promesse que les choses vont s’améliorer trois ans plus tard. Ils veulent ressentir le challenge tout de suite. Il faut dire aussi qu’ils sortent des écoles avec des attentes très hautes. On leur apprend à l’école qu’il faut être des managers d’élite.
 

Parfois, j’entends des jeunes qui expriment ce besoin de challenge, qu’il n’existe pas assez d’opportunités alors qu’ils vivent pleinement cette situation. Ils n’ont pas conscience qu’ils peuvent sortir armés des défis qu’ils vivent.
Je suppose que pour le manager, il faut faire attention à quelques points essentiels. D’abord savoir ce que cette génération exprime. Généralement, ces jeunes veulent plus de transparence et d’ouverture, plus d’implication du management… Ils ont, en général, d’importantes attentes envers l’entreprise qui désarçonnent souvent les managers. Ils veulent également des tâches intéressantes ainsi qu’une bonne ambiance de travail. Il faut savoir qu’un jeune est beaucoup plus attaché à ces aspects qu’à l’entreprise en elle-même. S’il n’y trouve pas son compte, il change aussitôt d’entreprise.

A mon avis, c’est à l’entreprise de les écouter et de s’adapter à leurs attentes, car ce n’est pas le cas d’une minorité mais de toute une génération. Il faut avoir la volonté de les accepter tels qu’ils sont mais aussi de leur inculquer les vraies valeurs du travail comme le respect d’autrui, le respect des codes de l’entreprise…