Formation professionnelle : Avis de Abdelilah Sefrioui, DG du cabinet Axe RH

Parfois, une simple formation sur l’outil informatique (word, excel, Microsoft office…), en procédures de travail ou en langues peut aider les salariés à  développer leurs compétences alors qu’on s’attelle à  se former sur des thématiques plus classiques

Sur fond de conjoncture difficile, le marché de la formation vit lui aussi de grands changements. De nouvelles tendances se dessinent depuis quelques années, tant sur le plan des thématiques que du mode de consommation des formations.
Aujourd’hui, les organismes de formation s’adaptent de plus en plus pour  répondre à la demande des entreprises, dont les budgets sont parfois serrés et qui rechignent à trop prendre sur le temps de travail de leurs salariés pour les former.
Côté thématiques, la belle part des formations revient à celles liées à l’humain comme le management de proximité, le développement personnel…, même si les thématiques classiques sont toujours privilégiées par les entreprises. Cela prouve qu’elles sont de plus en plus conscientes du facteur humain.

Dans un moindre registre, les grands groupes s’intéressent aux formations liées au management des risques, à la pénibilité au travail, au stress et aux risques psychosociaux. Les managers ont un vrai rôle à jouer mais ils ont eux aussi besoin de repères pour être en position d’agir ou d’alerter quand cela s’avère nécessaire.

Ceci dit, je trouve que les entreprises doivent faire des efforts en matière d’identification des besoins. Parfois, une simple formation sur l’outil informatique (word, excel, Microsoft office…), en procédures de travail ou en langues peut aider les salariés à développer leurs compétences alors qu’on s’attelle à se former sur des thématiques plus classiques. Ce genre de besoins est rarement formalisé sur les plans de formation.

Autre tendance qui s’affirme, la progression des formations intra. Ce type de formule permet de s’adapter directement aux besoins des entreprises et à leurs contraintes de coût et de temps. Elles conviennent particulièrement aux PME qui n’ont pas forcément de service RH dédié à la formation et ne trouvent pas leur compte dans les catalogues de formation.

Il faut souligner également que  les modes de consommation de la formation changent peu à peu eux. On voit de plus en plus la mise en place de plate-formes e-learning, et ce, pour des raisons d’optimisation de coûts.
Ceci dit, les séances en présentiel ne sont pas délaissées pour autant car la relation participants/formateur a toujours été essentielle dans l’apprentissage.