Femmes/TIC : parcours de Sophia Assad, DG de Pub Online

Passionnée par son métier, elle fait sa place dans le domaine du digital

Passionnée par le monde de la communication et du marketing, Sophia Assad décroche un double diplôme: une maîtrise d’économie spécialité e-business à l’Université Paris XII et un master 2 en stratégie marketing à l’INSEEC Paris. Après ses études supérieures en France et à son retour à Casablanca en 2005, elle a pu participer activement à l’introduction de la publicité sur internet au Maroc. C’est en 2007 qu’elle crée Pub Online. «Pendant mon enfance j’ai beaucoup voyagé à travers le monde et découvert différents pays et différentes cultures. Internet est une fenêtre ouverte sur le monde, il n’y a pas de frontières et on y trouve du contenu sur quasiment tous les sujets», précise-t-elle.

Initialement, à son retour au Maroc, elle avait  un projet de financement du crédit automobile par la publicité. «J’ai été confrontée à de nombreuses questions d’autorisations auxquelles je n’avais pas de réponse. J’ai alors réfléchi à un domaine qui serait plus facile d’accès et dans lequel je pouvais exprimer mes idées et ma passion de la communication. Le marketing digital fut une révélation, avec Internet il y a une véritable dimension internationale et je suis vraiment passionnée par mon métier», raconte-t-elle. Le succès fut immédiat. Elle compte parmi ses clients Le Figaro, ReKrute, Sport24 et bien d’autres. Pour elle, l’entreprenariat en général concerne plus les hommes que les femmes. Le fait de vouloir entreprendre a surpris son entourage au départ.

Ceci dit, elle n’a pas rencontré de problèmes particuliers. «J’ai toujours fréquenté des établissements mixtes de la maternelle à l’université et j’ai travaillé aussi bien avec les hommes que les femmes, donc cela ne me pose aucun problème. J’encourage par ailleurs les femmes marocaines à entreprendre davantage», ajoute-t-elle. Les quelques difficultés se résument au maintien de l’équilibre de sa vie privée et sa vie professionnelle. L’univers masculin ne l’impressionne pas. «Si les actionnaires dans ce domaine sont majoritairement des hommes, mes interlocuteurs du côté de mes clients sont souvent des femmes. Finalement c’est un environnement de travail mixte», conclut-elle.