Femmes/TIC : parcours de Doha Benjelloun, DG de Proactech, éditeur de solutions e-learning

Le besoin d’avoir une activité plus transversale l’a menée au e-learning

Après un diplôme en micro-électronique à Grenoble, Doha Benjelloun intègre ST Micro Electronics France pour affûter ses premières armes. Comme elle était dans le domaine de la recherche et du développement, elle a senti le besoin de donner un nouvel élan à sa carrière. «J’avais envie d’avoir des activités polyvalentes, plus transverses. En plus, j’avais aussi senti le besoin de revenir au Maroc pour y réaliser mon projet», souligne-t-elle. En 2007, elle décide de créer Proactech, une entreprise spécialisée dans l’édition de solutions e-learning. Pour elle, la formation reste un domaine où tout est à faire.

«Nous sommes sur cette activité depuis plus de 7 ans et je reste optimiste sur l’avenir du e-learning dans la mesure où sur le marché marocain certaines entreprises commencent à financer des formations à distance au profit de leurs employés. Dans le monde de l’éducation, les avantages de ce type d’apprentissage ne sont plus à démontrer», précise Mme Benjelloun.

D’un autre côté, quand on opère dans un environnement très technique et qui est majoritairement masculin, on se heurte forcément à des préjugés. Pas pour elle.

«Le challenge pour moi réside dans la gestion d’une entreprise, surtout lorsqu’on connaît les contraintes familiales des femmes. Mais à aucun moment j’ai senti des a priori en tant que femme qui opère dans un secteur «masculin». La seule contrainte que je considère peut-être se limite aux déjeuners d’affaires qui sont parfois trop fréquents. Dès lors, je n’hésite pas à faire participer mes collaborateurs».

Aujourd’hui, elle a la conviction que la formation à distance peut être un rempart à l’analphabétisme qui gangrène le pays. «Dès lors qu’on peut imaginer des solutions e-learning dans les régions les plus défavorisées afin de développer davantage l’employabilité des individus, on peut lutter contre ce fléau à grande échelle, comme l’ont fait certains pays», poursuit-elle.