Femmes dirigeantes : Avis de Meriem Idrissi Kaitouni, Directrice du pôle capital humain du groupe Crédit Agricole

Nous encourageons la parité au niveau de l’encadrement.

Les femmes cadres ont investi beaucoup de corps de métiers. Mais on les retrouve rarement à la tête de certains départements. On peut citer le cas de l’informatique ou la finance, même si parfois elles occupent des postes de responsabilité dans ces départements. Toutefois, elles sont convoitées dans le domaine du marketing, la communication, les ressources humaines. Leur sens relationnel, leur sérieux et leur persévérance dans ces domaines leur ont permis de gagner les galons pour des postes où pratiquement les hommes se font de plus en plus rares. Notre groupe encourage depuis ces trois dernières années la parité homme/femme. Mais l’égalité entre les hommes et les femmes est un processus qui s’inscrit dans la durée et suppose un changement des comportements et des mentalités. La société est en retard dans sa perception des relations entre homme et femme. Ceci dit, au niveau des recrutements, nous sommes à 50% hommes et 50% femmes. Néanmoins, il reste encore des efforts à faire au niveau de l’encadrement. Il y a des problèmes à résoudre. Par exemple, nous couvrons beaucoup de régions, mais la mobilité géographique constitue un handicap majeur pour une partie de notre personnel féminin.