Faire face à  la déprime, c’est possible

Souvent temporaire, le sentiment de déprime fait partie de la vie courante.
Lorsque le malaise est plus profond, il devient chronique chez la personne.

Coup de blues, coup de cafard, mal de vivre, difficulté passagère…, la déprime est souvent banalisée. Faute d’études sur le terrain, on peut néanmoins confirmer que «le mal-être psychologique» existe bel et bien dans nos entreprises. Le problème c’est qu’on refuse de l’admettre et de l’accepter en tant que fléau social. On ramène souvent ce mal-être à une situation de santé physique alors que la notion de santé de manière générale a changé. Dans les pays occidentaux, on parle désormais de santé physique et morale.
Que faire pour se tirer d’affaire quand on est au bout du rouleau ? Les spécialistes parlent beaucoup plus de prévention que de thérapie. Autant l’entreprise que l’individu lui-même doivent se manifester pour ne pas rentrer dans une spirale surtout quand on sait que lorsque le malaise est plus profond, il devient chronique chez la personne et se transforme automatiquement en un stress permanent avec les conséquences désastreuses que l’on connaît.

Actions collectives et individuelles sont de mise

Ainsi, au niveau de l’entreprise, les actions peuvent être nombreuses. On peut citer quelques-unes à titre d’exemple, à savoir le management de proximité, le renforcement du rôle des RH, l’implication des partenaires sociaux, donner aux salariés les moyens de s’épanouir dans le travail, restaurer des espaces de discussion et d’autonomie dans le travail, anticiper et prendre en compte l’impact humain des changements car tout projet de réorganisation ou de restructuration doit mesurer l’impact et la faisabilité humaine du changement, et enfin ne pas laisser le salarié seul face à ses problèmes et l’accompagner en cas de difficulté. L’approche se résume en une analyse des sentiments de malaise, de repérage des collusions et des confusions, le but est de promouvoir une collaboration par complémentarité en préservant la singularité des rôles et des fonctions et en travaillant sur une solidarité organique. En un mot, fonder un espace d’émergence et de construction de l’identité subjective et professionnelle.

Au niveau des individus, le meilleur moyen est de ne pas s’isoler quand on vit des périodes difficiles. Cela ne fait qu’augmenter le stress. Il faut réagir vite, parler à son entourage et vider son sac, discuter des problèmes avec la hiérarchie… En définitive,  se frayer une autre voie en vue de sortir de l’indéfini en élucidant son désir spécifique et en construisant un projet professionnel juste et adapté.