évaluation comportementale : Avis de Patrick Leconte, DG de TTI Success Insights France

L’évaluation porte de plus en plus sur l’intelligence émotionnelle des collaborateurs

Patrick-LeconteAujourd’hui, les organisations ont compris qu’elles ne peuvent plus se limiter aux compétences techniques mais bien plus, l’intelligence émotionnelle.

Dans la complexité des relations entre collaborateurs et des marchés, c’est l’intelligence émotionnelle qui fait un bon décideur.

Ce qui est amusant à analyser, c’est de voir que les grands patrons de multinationales ont une durée de vie courte dans leur entreprise. Pourtant, ils ont réalisé de brillants parcours mais n’arrivent pas à  durer à cause de deux facteurs : la pression du marché et celle des actionnaires. Ceux qui réussissent sont ceux qui arrivent à travailler en bonne intelligence émotionnelle.

Dans l’entreprise, tout manager doit être un facilitateur d’expressions de soi. Par exemple, dans des entreprises, on accepte très facilement que des collaborateurs s’expriment aisément. Forcément, cela crée de l’émulation et la créativité.

Depuis 30 ans, nous travaillons sur les émotions. Au plus près des problématiques des entreprises, nous avons fait le constat que celles qui réussissent le mieux sont celles qui sont «émotionnellement intelligentes».

Nous avons développé un nouvel outil d’évaluation, le DISC, basé justement sur l’intelligence émotionnelle. Il vient compléter une gamme qui rassemble l’évaluation de trois autres dimensions de la personnalité : le comportement, les facteurs de motivation et les aptitudes personnelles.

Je pense que, aujourd’hui, évaluer est un passage nécessaire et incontournable pour savoir d’où on part. On ne peut construire un immeuble sans fondations. C’est pareil pour l’être humain.

L’évaluation va permettre à la personne d’identifier ses atouts sur lesquels s’appuyer dans une recherche d’emploi, une évolution de carrière, le choix d’une formation…

Si les entreprises sont souvent évaluées sur leur performance financière, le processus qualité, l’orientation clientèle…, pourquoi on n’évalue pas ce qui est important, à savoir les ressources humaines. Cela serait dommageable.

Il faut dire aussi que l’évaluation comportementale va de plus en plus loin en permettant des analyses plus fines de la personnalité.