Etre salarié dans un organisme à  but non lucratif : Avis de Driss Choukri, Chargé de programme Maroc Solidarity Center

Le travail pour des ONG à  but non lucratif procure une autre satisfaction non quantifiable financièrement.

Un parcours littéraire qui débouche sur une carrière dans des organisations internationales à but non lucratif. La formation de base de Driss Choukri était en littérature anglaise. Après l’obtention d’une licence à la Faculté de lettres de Rabat, il fait ses études à la Faculté des Sciences de l’éducation. Une fois son diplôme en poche, il rejoint «Peace Corps» (Corps de la Paix), une agence indépendante du gouvernement américain, créée en 1961, dont la mission est de favoriser la paix et l’amitié du monde en particulier auprès des pays du tiers-monde. Trois ans après, il change de cap et intègre une autre organisation américaine, le «National democratic institute for International Affairs» (NDI) en tant que directeur des opérations et recherche de terrain. Ce passage lui a permis d’enrichir son expertise dans la gestion des projets et le pilotage de travail opérationnel. «Capitalisant sur six ans d’expériences avec NDI, j’ai pu décrocher le poste de chargé de programme auprès d’une autre ONG américaine en l’occurrence Solidarity Center», précise M. Choukri.Ce centre, rattaché à l’Union des syndicats américains, a pour mission de soutenir les syndicats à travers le monde pour contribuer à l’évolution de la condition des travailleurs.

Au-delà de la richesse de parcours, le choix de M. Choukri est d’abord un choix de cœur. «Certes, avoir un salaire est important. Mais je reconnais que le travail en tant que salarié pour des ONG à but non lucratif procure une autre satisfaction non quantifiable financièrement», martèle ce jeune directeur de programme.

Cette satisfaction morale trouve son origine en partie dans la diversité des tâches accomplies et la mobilité dans l’espace géographique puisque les différentes missions menées par M. Choukri lui ont permis de bénéficier d’opportunités de rencontres à travers le monde et un renforcement de son réseau professionnel.

M. Choukri recommande aux jeunes diplômés d’explorer la piste du salariat avec les organisations à but non lucratif notamment dans un premier temps à travers des stages et le bénévolat.