Etre salarié dans un organisme à  but non lucratif : Avis d’Ahlam Heramch Zeghar, Consultante RH, cabinet Eumatech

Le recrutement se fait à  travers les réseaux personnels ou par internet.

C’est dans l’air du temps que de vouloir travailler dans un organisme qui aurait un vrai rôle dans le développement d’un pays, d’une région… en dehors de toute considération «business». C’est certainement une manière pour ces personnes de se sentir plus utiles. Même si, depuis des années, les métiers du développement se sont beaucoup plus démocratisés. Ils sont souvent assimilés à du volontariat plutôt qu’à du salariat du fait des statuts spécifiques appliqués. Le choix est souvent motivé par le désir de changer d’orientation.

Pour le recrutement, les organismes privilégient plutôt le réseau relationnel de chacun et des moyens tel qu’internet pour diffuser leurs annonces : des sites gouvernementaux ou des ONG, des sites dédiés, des portails emploi, etc… Ils font donc très rarement appel à des cabinets de recrutement.  Pourtant, le processus de recrutement pour ces métiers est identique à celui de toute entreprise privée ou publique, et la mission complexe de trouver et de recruter les bons profils peut s’avérer tout autant compliquée.

En effet, les candidats potentiels doivent aussi bien avoir des compétences, parfois même très pointues ou du moins maîtriser un métier ou une technique précise, que de réelles qualités humaines : altruisme, engagement, sens du service, relationnel …et bien sûr des valeurs intrinsèques indéniables (éthique et intégrité).

On ne rejoint pas une ONG pour «gagner de l’argent» ou «faire carrière», mais beaucoup plus dans une optique et une envie de collaborer à un projet et s’engager à défendre une cause à vocation sociale ou économique.