Entreprise sans tabac : Avis de Nezha Barakat, Médecin conseil à  l’ONCF et chef du projet "ONCF, entreprise sans tabac"

Sur 225 fumeurs volontaires, 134 ont pu arrêter de fumer grà¢ce à  l’accompagnement de l’entreprise.

La Vie éco :  Pourquoi l’ONCF a fait le choix de devenir une entreprise sans tabac ?
N. B : Le choix de devenir une entreprise sans tabac s’explique par plusieurs raisons. D’abord pour préserver la santé de nos collaborateurs, mais aussi pour organiser harmonieusement les rapports  entre fumeurs et non-fumeurs, prévenir les risques d’incendie, soigner notre image en devenant une entreprise citoyenne qui participe à la lutte contre le cancer et au respect de la loi.
Tous ces efforts réalisés ont permis à l’office d’obtenir le label «Entreprise sans tabac» de l’Association Lalla Salma de lutte contre le cancer.

Quelles sont les actions que vous avez mises en place pour le devenir ?
Nous avons entrepris plusieurs actions en partenariat avec l’Association de lutte contre le cancer et en collaboration avec le ministère de la santé. Le programme s’est déroulé en six étapes : la création d’un comité de pilotage en septembre 2008, la réalisation d’un état des lieux par une enquête de prévalence en octobre 2008, l’élaboration d’un plan d’action, le déploiement d’une campagne d’information et de sensibilisation de l’ensemble du personnel sur le concept «Entreprise sans tabac», l’accompagnement de l’arrêt du tabac, avec notre méthode, par la mise en place dans les différents cabinets médicaux du réseau ferroviaire d’un programme de consultations médicales spécifiques au sevrage tabagique individuel et de groupe, et ce, depuis mi-avril 2009. Enfin, le plan d’action a concerné également le bilan de cette opération à savoir le suivi et l’évaluation des actions.

Comment cette initiative a-t-elle été accueillie en interne ?
La mise en application de l’interdiction de fumer au sein de l’entreprise depuis le 1er mai 2009 a été accueillie avec satisfaction et soulagement par les non-fumeurs, qui constituent plus de 71 % de l’ensemble des collaborateurs de l’office. Aussi, l’enquête de prévalence menée en collaboration avec la Direction de l’épidémiologie et la lutte contre les maladies a montré que 82% des fumeurs sont intéressés par une assistance au sevrage tabagique et 63,5 % pensent qu’il faut interdire la cigarette en milieu de travail.

Quelles ont  été les retombées de ces actions sur le personnel ?

Sur les 225 fumeurs volontaires suivis en consultation de tabacologie, depuis le déploiement et la mise en place du plan de lutte antitabac depuis mi-avril 2009 à ce jour, nous avons constaté que 134 ont cessé de fumer, soit un score très satisfaisant de 60%.