Entrepreneuriat : Avis de yassine Benjelloun, DG de Bonbino Confort

le système de rente n’est plus permis. Aujourd’hui, il faut s’ouvrir de nouveaux horizons et se dire que c’est possible. La prise de risque mérite un peu plus de sérieux.

Ingénieur de formation, ma carrière était prédestinée au domaine de l’aérospatial, notamment au Canada, mais j’ai opéré un changement radical en reprenant une entreprise familiale à Fès, spécialisée dans le domaine de la literie.

Comme tout entrepreneur, sans une certaine dose d’audace, rien ne serait possible. L’environnement est toujours propice aux bonnes opportunités. C’est dans le chaos que l’on trouve le plus d’opportunités. La crise est toujours un terrain favorable à la création, l’innovation et la flexibilité. Il faut dire qu’aujourd’hui le système de rente n’est plus permis. Il faut s’ouvrir de nouveaux horizons et se dire que c’est possible. La prise de risque mérite un peu plus de sérieux.

Tous ceux qui ont essayé un jour de lancer un business peuvent en témoigner : c’est rarement auprès des banques qu’ils obtiennent un coup de pouce parce qu’on leur réclame des garanties impossibles ou parce qu’elles ne prennent pas au sérieux les projets.

D’un autre côté, j’ai toujours pour valeurs la flexibilité, la réactivité, la proximité, la création de valeur et l’innovation.

Et bien évidemment, l’optimisme reste le moteur de tout notre engagement. Si on ne vient pas avec cette motivation au bureau, il est clair qu’on risque de contaminer notre entourage. Il faut savoir le rester même en temps de crise ou de contexte difficile.

Se motiver et motiver les autres est un apprentissage qui se fait tout au long de sa carrière. Pour moi, l’élément humain reste l’un des plus grands challenges pour un manager.

On peut avoir de la technicité, le sens des affaires mais si on ne sait pas composer avec ses collaborateurs, c’est qu’on a échoué quelque part. C’est avoir du leadership.

Je milite également au sein du Centre des jeunes dirigeants (CJD) à Fès pour inculquer aux jeunes l’esprit d’entreprenariat. C’est une école en termes d’apprentissage du métier d’entrepreneur. On se rencontre régulièrement, on discute entre managers pour que chacun ne se sente pas isolé dans ses difficultés.

Je reste convaincu que si on met des mesures simples, on ne peut que développer l’entreprenariat.

La vraie puissance de l’économie, c’est la TPE et la PME. Après, on peut les aider à grandir.