Emploi dans les banques : Avis de Karim Amara, Directeur Division Recrutement et Formation à  la BCP

« Des processus pointus de recrutement nous permettent de déceler les candidats ayant une forte appétence pour l’acte de vente et la relation commerciale »

La Vie éco : Combien de candidats recrutez-vous en moyenne par an ?

Le GBP recrute en moyenne entre 600 et 700 nouvelles compétences par an. Ce qui reflète la dynamique de croissance que traduit, d’ailleurs concrètement, le développement continu de son réseau d’agences. Tout particulièrement et pour l’exercice 2012, nous avons recruté un peu plus de 800 collaborateurs.

Quels genres de profils (formation, âge…) ? Et pour quels postes ?

Cette perspective place inéluctablement la question du renforcement permanent de notre force de vente. Près de 100 agences sont ouvertes chaque année. Il s’agit donc, en conséquence, d’apporter à notre front-office, des profils commerciaux les plus performants. Classiquement, les postes offerts sont ceux d’agents commerciaux, de chargés de produit ou encore de chargés de clientèle.
Il y a bien évidemment d’autres besoins de recrutement à couvrir et nous agissons en considération, également, des besoins de développement stratégiques de notre banque.

Quels sont les profils les plus demandés ?

A l’instar des tendances observées dans le secteur bancaire marocain ou sous d’autres cieux, les candidats de niveau Bac+2 et 3 sont les profils les plus en phase avec les besoins exprimés s’agissant de la couverture des besoins des réseaux d’agence. Les qualités de ces diplômés et leurs facultés d’adaptation sont des atouts non négligeables.
Mais – de notre point de vue – si la nature de la formation initiale entre bien en ligne de compte dans nos modes de sélection, l’observation du potentiel comportemental du candidat est tout aussi important. Des processus pointus de recrutement nous permettent de déceler les candidats ayant une forte appétence pour l’acte de vente et la relation commerciale. Les candidats retenus bénéficieront ensuite d’un accompagnement étroit en termes de formation et d’intégration.
 
En trouvez-vous facilement sur le marché ?

Le marché est globalement porteur. Les formations dispensées s’améliorent et les conditions de sourcing se développent. La problématique est plutôt dans une juste répartition de ce potentiel à travers les diverses régions du pays. Sachant que notre groupe a régionalisé sa politique d’embauche – à chaque Banque Populaire Régionale, des profils de sa Région – c’est une autre forme de proximité que nous développons désormais au regard des caractéristiques du marché de l’emploi.