Droits de l’homme dans l’entreprise : Avis d’Amal el amri, Secrétaire national de UMT

« La liberté d’association est un droit qui n’est pas encore acquis au sein des entreprises ».

C’est un fait aujourd’hui ! Les mécanismes qui protègent les droits fondamentaux des individus, à commencer par le Code du travail, les conventions internationales ratifiées par le Maroc, notamment celles du Bureau international du travail (BIT), la déclaration universelle des droits de l’Homme des Nations-Unies… sont nombreux.

La question qui se pose est de savoir si on a suffisamment de règles de protection des droits élémentaires d’individus ou simplement s’agit-il d’actions sporadiques pour montrer que le pays est en phase avec les droits de l’Homme en entreprise.
Il faut savoir que l’Etat doit assumer davantage ses responsabilités pour combler le vide juridique qui touche certains domaines ou en ce qui concerne la non-application de la loi. Rien qu’à voir le manque de couverture sociale qui touche beaucoup d’entreprises, sans parler d’accès à la santé et à la formation, on se rend compte qu’il y a encore  beaucoup à faire.

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D’un autre côté, les partenaires sociaux souffrent d’une mauvaise image auprès des chefs d’entreprise. Du coup, la liberté d’association est un droit qui n’est pas encore acquis au sein des entreprises. J’estime qu’en dynamisant les institutions au sein des entreprises (comités d’hygiène et comités d’entreprise), tout le monde gagnera dans l’affaire.