Directeur artistique, chef de pub, TV producer… faites votre choix

Au Maroc, l’école de commerce est la principale porte d’accès aux métiers de la communication.
Il faut généralement un Bac + 2 pour commencer dans de bonnes conditions.

Le secteur de la communication a de beaux jours devant lui. Il y a donc des métiers à prendre, et ils sont nombreux. Nous en avons sélectionné quelques-uns.

directeur de clientèle
Il constitue souvent le premier contact entre annonceur et agence de communication. Son rôle est de décliner en stratégie réaliste le besoin de communication exprimé par les entreprises. Il supervise l’équipe de chefs de publicité chargée de la mise en œuvre de la stratégie après validation par l’annonceur. Appelé à jouer un rôle de conseiller, au Maroc, il intervient plus globalement dans la stratégie marketing de son client qui n’a pas toujours les ressources humaines pour ce faire. A la fois négociateur et chef de projet, il doit maîtriser tous les métiers de l’agence pour être en mesure de présenter une offre qui tienne compte des contraintes internes de l’agence. Généralement doté d’une expérience conséquente, il est le plus souvent de formation BAC+4 en marketing et communication.

chef de publicité
Le chef de publicité intervient sur un marché large et diversifié (annonceurs, agences, conseils média) et a une réelle responsabilité de chiffre d’affaires sur un ou plusieurs secteurs. Il doit gérer, développer et prospecter un marché sur un portefeuille dédié; mettre en œuvre la politique commerciale et assure, au moyen de rendez-vous (si besoin accompagné de sa hiérarchie), les présentations de dossiers et d’études, le suivi et les bilans d’activité pour ses clients. Sa mission consiste également à rechercher et construire des offres commerciales et solutions adaptées aux besoins des clients, valoriser le support TV (positionnement publicitaire, positionnement éditorial des chaînes) ainsi qu’à remonter et coordonner l’information marché au niveau de sa hiérarchie. Parmi les qualités requises, une bonne maîtrise des outils informatiques et une connaissance du marché audiovisuel, la maîtrise des conditions générales de vente, la connaissance du marketing et des outils spécifiques au média-planning et aux études. Il est généralement issu d’une école de commerce.

media planner
Il est chargé d’analyser l’offre des médias afin de conseiller son client et de lui faire prendre le minimum de risques en lui proposant le support approprié et les créneaux de passage les plus pertinents. Il doit également déterminer précisément les publics des différents supports (dans le domaine de la presse, de la radio et de la télévision), définir l’environnement du produit, étudier minutieusement la manière de procéder des concurrents… Il s’agit, en effet, de transmettre le bon message au bon public. Il a pour formation un BTS communication visuelle, école de commerce option marketing ou publicité.

acheteur d’espaces
publicitaires
Comme son nom l’indique, il a pour fonction d’acheter les espaces dans les différents supports (audiovisuel, presse écrite, magazines…), de négocier ces achats au meilleur prix. Il joue un rôle crucial dans le sens où c’est à lui qu’incombe la lourde tâche de faire en sorte que la publicité soit diffusée.
Officiant la plupart du temps dans une centrale d’achat (ce type d’agences spécialisées commence à peine à germer au Maroc), il est parfois aussi appelé à jouer un rôle de conseil, celui d’expert médias. Audiences, tirages, etc., il analyse ce qui marche, cherche à connaître ce qui touche au mieux la cible visée. Rapidité d’esprit, goût pour les chiffres, les calculs et les statistiques sont de rigueur. Une formation en communication des entreprises est souvent recommandée pour occuper ce poste.

concepteur-rédacteur
Il a pour rôle de trouver le mot juste, traduire la pensée de l’annonceur, bref la «formule magique». Il travaille conjointement avec le directeur artistique pour mieux illustrer le slogan. Si les journalistes ou pigistes reconvertis faisaient l’affaire, le marché demande de plus en plus de professionnels avertis. L’esprit créatif et le sens de l’accroche sont toujours de rigueur. Une excellente culture générale est également appréciée. L’évolution la plus classique mène vers la direction de création.

directeur artistique
Sa fonction est indissociable de celle du concepteur-rédacteur. Si l’un se consacre au texte et au message, l’autre s’occupe en effet du visuel. Sans la réussite du travail de l’un, point de salut pour le travail de l’autre.
Au concepteur-rédacteur de trouver le slogan, au directeur artistique d’en imaginer l’ambiance et d’en illustrer l’histoire. A l’aide de différents logiciels (X-Press, Illustrator, etc.), il doit mettre en scène et en image une idée… en respectant évidemment les contraintes budgétaires imposées. Il est généralement issu d’une école de graphisme ou des beaux-arts.

directeur de création
C’est le grand manitou de la communication. Il est chargé de superviser le travail du directeur artistique et du concepteur-rédacteur. La création représente la griffe de l’agence et son image de marque vis-à-vis de l’extérieur.
Le service créatif doit pouvoir résumer la stratégie commerciale en une idée simple, forte et concise et la traduire en données artistiques. Le directeur artistique et l’équipe de création mettent en forme le produit publicitaire, à partir de la stratégie de communication fournie par le service commercial et à partir du choix des supports par le service médias.
Il est souvent issu d’une formation des beaux-arts ou arts déco.

roughman (illustrateur)
C’est un dessinateur qui maîtrise le croquis rapide et la couleur, capable de travailler dans l’urgence. Les débouchés sont nombreux, aussi bien dans le packaging que dans la pub. Seulement, les places sont rares et beaucoup de roughmen cumulent les casquettes (illustrateur, dessinateur). Aucun diplôme n’est attribué à la profession. Une formation liée à l’illustration ou au dessin, un diplôme supérieur d’art, ou encore un BTS en communication visuelle sont toutefois recommandés.

TV producer
Ce métier est comparable à celui d’acheteur d’art, à cette différence près que si l’acheteur d’art s’occupe de l’exécution d’une campagne papier (presse ou affiches), le TV producer se charge, lui, de la réalisation de spots destinés à la télévision ou au cinéma. Généralement, il est issu d’une formation Bac+4 en communication

De grandes disparités dans les salaires

Dans la communication, on ne lésine pas sur les moyens pour récompenser le talent. Pourtant, il existe de fortes disparités entre les débutants et les salariés confirmés. Combien touchent-ils en somme ? Tout dépend du poste et de l’ancienneté. Par exemple, un chef de publicité peut débuter à 4 000 DH nets et voir son salaire tripler au bout de quelques années. Un directeur clientèle touche en moyenne entre 25 000 et 35 000 DH, un media planner confirmé peut toucher jusqu’à 20 000 DH ; idem pour un directeur artistique qui, lui, peut émarger à 30 000 DH et plus. Un média planner débute à 7 000 DH et va jusqu’à 15 000 DH au bout de quelques années. Les concepteurs/rédacteurs, autre perle rare, peuvent atteindre les 15 000 DH dans de grandes structures. Les infographistes et les maquettistes sont les moins bien lotis. Il faut compter entre 3 000 et 6 000 DH pour le premier et de 4 000 à 7 000 DH pour le deuxième.