Désorganisation, manque de transparence et de communication… Ce qu’ils reprochent à  leur chef

Hassan Kabli, Auditeur interne
«J’attends de lui qu’il soutienne constamment son équipe»

J’attends d’un patron qu’il soit exemplaire dans toutes ses actions. C’est avoir une certaine sincérité et un courage d’aller jusqu’au bout de ses décisions.  S’il exige que nous soyons ponctuels dans les horaires de travail, il doit être le premier à le faire. Mais j’attends aussi de lui qu’il soutienne son équipe surtout dans les moments difficiles et qu’il sache défendre leurs intérêts. Bien évidemment, il y a aussi  l’ambiance de travail. C’est un aspect qui englobe beaucoup de critères, à savoir faire appel à des gens épanouis, véhiculer des valeurs, respecter les autres, éviter les coups bas ainsi que rémunérer de la bonne manière. Il doit aussi savoir déléguer. Les avantages de ce mode de gestion ne sont plus à démontrer.
Par ailleurs, l’une des premières qualités chez un patron est d’être visionnaire. Ça rassure son entourage.

Amina D. Responsable communication
«Mon chef est désorganisé»

Ce que je reproche à mon chef, c’est le manque de transparence. Souvent, il pense que les négociations salariales se font à un moment donné et à la tête du client, quitte à ne pas reconsidérer sa position par rapport à ceux qui font des efforts tout au long de l’année. Résultat, il vous demande d’aller voir ailleurs si cela ne vous plaît pas.
Il a aussi le défaut de créer des clans au sein de l’entreprise selon l’idée qui consiste à diviser pour mieux régner. Le plus grave, c’est qu’il met la pression de manière permanente pour nous obliger d’être constamment en alerte. Je pense que cette attitude est contreproductive.

Hamid Bouhloul, Commercial
«Je lui reproche le manque de transparence»

Mon patron avait la fâcheuse manie de changer constamment les priorités. Il me noyait d’informations et m’interrogeait régulièrement sur l’état d’avancement d’un dossier. Il subissait une telle pression de la part de la direction générale qu’il me la transmettait.
Bien évidemment, mon planning changeait constamment. Et il n’hésitait pas à me savonner quand les délais n’étaient pas tenus. Du coup, j’avais décidé de ne plus me laisser piéger. Quand je constatais qu’un dossier prenait du retard ou qu’il ne faisait pas partie de ses priorités, du moins pour le moment, je n’hésitais pas à le lui rappeler. Pour marquer le coup aussi, je lui adressais chaque matin un mail qui retraçait les objectifs de la journée ou de la semaine pour éviter de porter le chapeau en cas de pépin.

Jaouad C. Commercial
«Mon supérieur hiérarchique n’arrive pas à s’adapter à son environnement»

Mon supérieur hiérarchique est de la vieille école. C’est-à-dire qu’il ne tient pas compte de l’évolution des outils du management. Il a des idées arrêtées sur beaucoup de choses. De plus, il communique très peu, laissant la place aux interprétations. Toute initiative d’un collaborateur est récupérée et détournée à son seul profit.
Nous manquons de repères en termes d’objectifs et la méfiance conduit à une ambiance de travail pesante.

Zahra Ait Baha, Chargée de portefeuille client
«Il doit encore faire un effort dans la communication»

Mon patron n’est ni bon ni mauvais. Parfois, j’éprouve de la crainte envers lui parce que ses réactions sont inattendues. On n’est pas toujours sur la même longueur d’onde. Je pense surtout aux évaluations: ses appréciations portent sur des critères subjectifs.
C’est la raison pour laquelle j’aimerais qu’il communique assez souvent sur ses décisions, ses intentions… Je crois que cela me permettrait d’avoir de la visibilité. Dans toute organisation, les gens ont besoin de communiquer, de clarifier les situations sinon on risque de perdre du temps à cause des quiproquos.