Débauchage : «On peut recourir à  la cooptation»

Aziz Taib, Ex DRH – enseignant chercheur en GRH

Généralement, plusieurs pistes sont envisagées pour approcher un candidat. La première est de solliciter un chasseur de têtes. La deuxième est de faire intervenir ses réseaux personnels : associations professionnelles, associations d’anciens étudiants, clubs sportifs ou privés, cercles d’amitié, associations communautaires…, tous les réseaux sont bons pour affiner ses relations.

Enfin, on peut toujours recourir à la cooptation. Le bouche à oreille et le relationnel, pour ne pas parler de piston, ont en effet toujours existé avec parfois leur lot de conflits internes. C’est en fait un phénomène culturel. Aujourd’hui, ce mode de recrutement est utilisé de manière plus organisée, notamment à cause de la rareté des profils pointus. Dans certains domaines comme celui des high-tech où fleurissent les SSII, la cooptation peut représenter une bonne part des recrutements. L’important pour bien approcher un candidat potentiel est de lui proposer un élément distinctif.

De même que la meilleure des manières pour l’approcher est d’établir avant tout un contact convivial. Parfois, il faut éviter de lui faire des propositions lors de la première rencontre. Plutôt discuter de ses réalisations, de les valoriser et pourquoi pas lui suggérer des recommandations concernant des postes à pourvoir. Le processus est délicat et peut parfois prendre plus de temps car un candidat qui a plus de dix ans dans une entreprise est difficilement approchable.

A lire aussi

Débauchage : attention aux pièges juridiques…

Ali Serhani : «Il faut d’abord s’assurer que le candidat est dans une optique de changement avant de l’approcher»

Ahmed El Meslouti : «Le seul point positif dans le débauchage, c’est qu’il pousse les entreprises à revoir leur système de fidélisation»

Mohamed Bennouna : «Le débauchage peut être légal si le candidat et l’entreprise respectent certaines conditions»

Débauchage : «Attention aux manœuvres dolosives !»