Conflit au travail : une enquête dévoile le déficit de prévention

Ego, stress, surcharge de travail sont les principales sources de conflit au travail.
Sur un échantillon
de 5 000 salariés à  travers le monde, seulement 44 % sont formés à  la gestion des conflits.

Environ 85% des salariés affirment être confrontés à des conflits sur leur lieu de travail. C’est ce que dévoile l’étude par OPP, leader international des tests psychométriques, auprès de
5 000 salariés, dans 9 pays d’Europe et du continent américain (Etats-Unis, Brésil, Royaume-Uni, Allemagne, Irlande, Danemark, Pays-Bas, Belgique et France). Elle met en lumière les disparités qui existent entre les différents pays, les conséquences pour les entreprises et les employés, et les pistes pour retrouver l’équilibre.
 Partant du constat simple que tout conflit peut entraîner des désagréments pouvant perturber le bon fonctionnement des activités, les salariés sondés ont été invités à s’exprimer sur : comment ils voient le conflit sur leur lieu de travail, les facteurs perçus comme destructeurs et comment ils ont vu la situation s’apaiser ou empirer selon les différences de comportement.  
Les chiffres montrent que les Allemands et les Irlandais sont en tête avec plus de 3 heures par semaine (3,3), la France arrive en 5e position avec un peu moins de 3 heures (2,8). Pour rappel la moyenne se situe à 2,1.
 Les conflits proviennent principalement des chocs de personnalités et d’ego (49%), du stress (34%) et de la surcharge de travail (33%). Encore une fois, ils diffèrent selon les pays, par exemple : en France c’est le manque d’honnêteté qui a été considéré comme un des facteurs-clés (36%), alors qu’au Brésil c’est plutôt les chocs de valeurs qui sont mis en avant (24%). Pour les salariés il y a également un prix à payer : pour 27% d’entre eux cela débouche sur des attaques personnelles, 25% ont constaté que cela avait entraîné des maladies ou arrêts de travail et 9% indiquent que cela peut entraîner une fin de projet. En France, les salariés semblent être mieux lotis, ils ne sont que 18% à déclarer subir des attaques personnelles.

L’Europe à la traîne
Réinstaurer le dialogue semble donc primordial. Les outils psychométriques donnent aux professionnels RH, managers et cadres dirigeants les moyens de mettre en place la discussion et de rendre les différences constructives. Et, surtout, ils permettent aux salariés de mieux se comprendre eux-mêmes pour mieux s’adapter à la situation et à la personnalité de leur interlocuteur.
 La formation est également un moteur important pour faire face aux conflits en entreprise. Néanmoins, sur les
5 000 personnes interrogées, moins de la moitié (44%) avait reçu une formation, de quel type que ce soit, sur la gestion de ces conflits. Là encore, des disparités se font sentir. Le continent américain a une plus forte propension à tirer profit de la formation.